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 Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?

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billbalantines



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MessageSujet: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Ven 18 Mai 2007 - 0:03

deux grandes thèses s'affrontent concernant la Sûreté. La première qui a été défendue par Raes/Smets voudraient que la Sûreté ait été la cible d'une opération de déstabilisation par des éléments travaillant pour l'extrême-droite? ou une 'organisation' ayant intérêt à affaiblir la Sureté... (gendarmerie? SDRA? services étrangers?)
L'autre thèse voudrait que l'outil 'Sureté' ait été 'utilisé' par Raes/ Smets pour servir des intérêts étrangers à la vocation de la Sureté. Le courant 'Massart' a même évoqué des intérêts privés des 2 hommes (raes/smets). On aurait 'manipulé' l'Institution avec c'est un comble la caution du ministre Gol couvrant 'ses' agents.
Des faits puisés dans la littérature courante (livres, journaux) permettent d'alimenter les deux thèses.
Ma question à tous. Votre conviction. Pour vous, des éléments ramènent-ils aux TBW?
L'Histoire a-t-elle depuis 20 ans donné raison à l'une des deux thèses?
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billbalantines



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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Ven 18 Mai 2007 - 0:04

La première voudrait...
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pierre



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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Ven 18 Mai 2007 - 1:56

N’y aurait t’il pas un peux des deux, l’une n’aurais t’elle pas profité ou engendré l’autre
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http://soscharleroi.com
Anonymou
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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Ven 18 Mai 2007 - 2:20

billbalantines a écrit:
deux grandes thèses s'affrontent concernant la Sûreté. La première qui a été défendue par Raes/Smets voudraient que la Sûreté ait été la cible d'une opération de déstabilisation par des éléments travaillant pour l'extrême-droite? ou une 'organisation' ayant intérêt à affaiblir la Sureté... (gendarmerie? SDRA? services étrangers?)
L'autre thèse voudrait que l'outil 'Sureté' ait été 'utilisé' par Raes/ Smets pour servir des intérêts étrangers à la vocation de la Sureté. Le courant 'Massart' a même évoqué des intérêts privés des 2 hommes (raes/smets). On aurait 'manipulé' l'Institution avec c'est un comble la caution du ministre Gol couvrant 'ses' agents.
Des faits puisés dans la littérature courante (livres, journaux) permettent d'alimenter les deux thèses.
Ma question à tous. Votre conviction. Pour vous, des éléments ramènent-ils aux TBW?
L'Histoire a-t-elle depuis 20 ans donné raison à l'une des deux thèses?
Etant personnellement impliqué, il n'est pas de bon ton que je réponde à votre question.
Je souhaite seulement vous rappeller que le Jury populaire du procès Mendez a largement suivi mes explications au sujet de l'implication de ce service ou à tout le moins de ces deux hommes, dans la problèmatique des locations de box et appartements.
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Henry

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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Ven 18 Mai 2007 - 13:14

Dans ce domaine, rien n'est blanc ou noir, il y a toujours une raison pour justifier telle ou telle action.
Un fait qui pourrait paraître abject aujourdhui prendrait peut-être une autre connotation dans 25 ans.
C'est un monde ou l'on se sert des gens dans un but déterminé à l'avance,ou l'individu n'est qu'un pion que l'on déplace en fonction d'intérêts dits supérieurs.
Si vous me demandez si la sureté à une reponsabilité dans les tueries,je vous répondrais que je ne sais pas mais si vous me demandez si elle connaît les coupables, je vous dirai, surement mais leur dénonciation aurait produit de gros problèmes de confiance dans le pays que ce soit au niveau des forces de l'ordre ou de la magistrature.
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Ven 18 Mai 2007 - 17:28

Henry a écrit:
....Si vous me demandez si la sureté à une reponsabilité dans les tueries,je vous répondrais que je ne sais pas mais si vous me demandez si elle connaît les coupables, je vous dirai, surement mais leur dénonciation aurait produit de gros problèmes de confiance dans le pays que ce soit au niveau des forces de l'ordre ou de la magistrature.
Vous savez donc quelque chose que nous ignorons ou vous supposez ?
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Henry

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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Ven 18 Mai 2007 - 19:39

Pour être clair et ne pas faire de mystère car en plus je suis pressé, je dirai que je le suppose mais que j'en suis fortement convaincu.
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Trisch
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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Ven 18 Mai 2007 - 19:53

Le problème est qu'il faut des preuves, une conviction ne peut rien.

_________________
Trisch
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Henry

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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Ven 18 Mai 2007 - 21:53

Trisch a écrit:
Le problème est qu'il faut des preuves, une conviction ne peut rien.
Ma bele-soeur, témoin de Jéhovah, est convaincue que Dieu existe et me donne des indications qui parfois me font réfléchir.
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undercover

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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Ven 18 Mai 2007 - 22:10

Les faits relèvent des assises et en droit belge, les jurés peuvent condamnés sur l'intime conviction et donc les preuves ne sont pas obligatoires.

Juste un détail...
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Henry

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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Ven 18 Mai 2007 - 22:27

undercover a écrit:
Les faits relèvent des assises et en droit belge, les jurés peuvent condamnés sur l'intime conviction et donc les preuves ne sont pas obligatoires.

Juste un détail...
Merci Under,vous dites mieux ce que je voulais exprimer, je pense que les forces de l'ordre et la magistrature n'ont pas mis tous les moyens en oeuvre pour résoudre cette affaire et que la sureté qui est infiltrée partout ( et que l'on ne vienne pas me dire le contraire même si je n'ai pas de preuves) en connait plus mais que le révéler au grand public porterait atteinte à la confiance du peuple
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kael

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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Ven 18 Mai 2007 - 22:40

Henry a écrit:
undercover a écrit:
Les faits relèvent des assises et en droit belge, les jurés peuvent condamnés sur l'intime conviction et donc les preuves ne sont pas obligatoires.

Juste un détail...
Merci Under,vous dites mieux ce que je voulais exprimer, je pense que les forces de l'ordre et la magistrature n'ont pas mis tous les moyens en oeuvre pour résoudre cette affaire et que la sureté qui est infiltrée partout ( et que l'on ne vienne pas me dire le contraire même si je n'ai pas de preuves) en connait plus mais que le révéler au grand public porterait atteinte à la confiance du peuple
cela voudrait-il dire que l'état ou un parti politique serait les commanditaires des tueries?
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billbalantines



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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Ven 18 Mai 2007 - 22:50

undercover a écrit:
Les faits relèvent des assises et en droit belge, les jurés peuvent condamnés sur l'intime conviction et donc les preuves ne sont pas obligatoires.

Juste un détail...

Correct. mais pour amener des gens devant les assises, il faut monter un dossier. Et là il faut plus qu'une intime conviction. Des 'charges' jugées suffisantes...
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Anonymou
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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Sam 19 Mai 2007 - 4:08

Henry a écrit:
Pour être clair et ne pas faire de mystère car en plus je suis pressé, je dirai que je le suppose mais que j'en suis fortement convaincu.
Je vous remercie, votre réponse est claire. Nous sommes donc bien toujours dans le domaine des hypothèses.
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Henry

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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Sam 19 Mai 2007 - 16:03

kael a écrit:
Henry a écrit:
undercover a écrit:
Les faits relèvent des assises et en droit belge, les jurés peuvent condamnés sur l'intime conviction et donc les preuves ne sont pas obligatoires.

Juste un détail...
Merci Under,vous dites mieux ce que je voulais exprimer, je pense que les forces de l'ordre et la magistrature n'ont pas mis tous les moyens en oeuvre pour résoudre cette affaire et que la sureté qui est infiltrée partout ( et que l'on ne vienne pas me dire le contraire même si je n'ai pas de preuves) en connait plus mais que le révéler au grand public porterait atteinte à la confiance du peuple
cela voudrait-il dire que l'état ou un parti politique serait les commanditaires des tueries?
Jamais je ne dirai une chose pareille même si au sens propre on est responsable de ses employés et d'ailleurs je considère que l'état c'est nous.
Un parti politique proprement dit? Non, il y a longtemps que je sais que les noms de parti ne sont que des prénoms, les pouvoirs de décision sont d'ailleurs dans les mains de groupes connus ou inconnus et ne le cachons pas dans le grand capital.
Mais maintenant posons-nous franchement la question de savoir à qui les événements de 1985 ont profité car je vous le rappelle pour ne pas avoir de confusion que cette année a été incroyable en actes criminels et que rien que les 2(3) dernières attaques ont causé la mort de 16 personnes et mutilé un grand nombre d'innocents.
Pour en revenir à la sureté qui était la question initiale, je pense que les "pouvoirs" donnés à certains groupements de droite comme de gauche à peut être permis les derniers actes.
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Sam 19 Mai 2007 - 17:44

Henry a écrit:
Mais maintenant posons-nous franchement la question de savoir à qui les événements de 1985 ont profité car je vous le rappelle ....
C'est la bonne question!
Et c'est toujours la même, elle doit memer au mobile. A défaut d'élément matériel dont nous ne disposons pas, tâchons d'identifier les mobiles...
Pas évident, les enquêteurs ont essayé avant nous!
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freck
Invité



MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Sam 19 Mai 2007 - 21:45

Robert Beijer a écrit:
Henry a écrit:
Mais maintenant posons-nous franchement la question de savoir à qui les événements de 1985 ont profité car je vous le rappelle ....
C'est la bonne question!
Et c'est toujours la même, elle doit memer au mobile. A défaut d'élément matériel dont nous ne disposons pas, tâchons d'identifier les mobiles...
Pas évident, les enquêteurs ont essayé avant nous!
bjour
Des rumeurs parlent d'un certain Tony.B ayant loué des box ou l'on a retrouvé:faux paiers, explo, hash, armes FN.58 ...ce dossier "aurait été classé sans suite" étant donné que Tony.B était membre de la SE , avez-vous des infos concernant ceci?
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freck
Invité



MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Sam 19 Mai 2007 - 22:10

freck a écrit:
Robert Beijer a écrit:
Henry a écrit:
Mais maintenant posons-nous franchement la question de savoir à qui les événements de 1985 ont profité car je vous le rappelle ....
C'est la bonne question!
Et c'est toujours la même, elle doit memer au mobile. A défaut d'élément matériel dont nous ne disposons pas, tâchons d'identifier les mobiles...
Pas évident, les enquêteurs ont essayé avant nous!
bjour
Des rumeurs parlent d'un certain Tony.B ayant loué des box ou l'on a retrouvé:faux paiers, explo, hash, armes FN.58 ...ce dossier "aurait été classé sans suite" étant donné que Tony.B était membre de la SE , avez-vous des infos concernant ceci?
Je pense aussi que mr beijer parle de la SE lors d'interview à mr bouffioux voisi ses comments ..

s'il en est un, de dossier, qu'il conviendrait de bien expertiser c'est
celui qui touche au rôle exact de la sûreté de l'état dans ces affaire
y a t - il un lien ou celà est il plus complexe?
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auliffe
Invité



MessageSujet: smets   Dim 20 Mai 2007 - 11:54

Mardi 4 octobre 1994

Les anciennes têtes d'affiche de la Sûreté, Albert Raes et Christian Smets, au mégaprocès du Brabant
Beijer et les hommes du service secret
Entre la parole d'un haut fonctionnaire et celle d'un ex-gendarme détective, pas un fifrelin de preuve matérielle.

Y eut-il, comme l'affirme Robert Beijer depuis janvier 1988, des hommes de la Sûreté derrière les locations, dans les années 80 (à l'époque des tueries du Brabant et de l'affaire Mendez), d'un réseau de box, flats, boîtes postales servant notamment à des caches d'armes? Beijer implique toujours l'ancien patron de la Sûreté, Albert Raes, et le commissaire Christian Smets.
L'un et l'autre ont confirmé hier sous serment ne connaître ni Beijer ni Bouhouche. Qui croire? En rejetant sur le dos des hommes de la Sûreté la responsabilité des locations, Beijer joue son va-tout dans cette phase du procès. Mais, pas plus qu'au cours de l'instruction, il n'a apporté hier d'élément confondant. Albert Raes, qui fut pendant 23 ans patron du service secret, a comme d'habitude contourné les questions sensibles, allant jusqu'à assurer la Cour et la défense qu'il ne pratique pas l'amnésie sélective.
Au terme de l'audition d'Albert Raes, Beijer a cependant maintenu sa version, se plaignant que le patron du service secret ait été tenu informé de l'évolution de l'enquête. Il a ajouté:
- Le témoin est un homme d'intelligence et de pouvoir, mais je préfère être dans ce box qu'à sa place, seul face à sa conscience. Phrase à laquelle M. Raes n'a pas répliqué.
PAROLE DE L'UN CONTRE
PAROLE DE L'AUTRE
Le commissaire Smets a confirmé n'avoir jamais eu affaire à Beijer et a redit comment, après avoir été mis en cause par l'ex-gendarme, il était entré en possession d'une carte de l'agence de détective ARI de Beijer et Bouhouche. Ses réponses étaient plus tranchées que celles de son ancien patron. Quand Beijer lui a demandé s'il pouvait le regarder dans les yeux en répétant n'être jamais venu dans son agence ARI, le commissaire Smets l'a fait calmement:
- De ma vie, je n'ai mis les pieds dans une agence de détectives privés, que ce soit l'ARI ou une autre. Beijer a répliqué qu'il est dommage que le pays soit défendu par des hommes ainsi.
Parole de l'un contre celle des autres. Sur les locations de box et flats, et sur les éventuels contacts entre Beijer, Bouhouche et des hommes de la Sûreté, l'audition du commissaire Victor Massart n'a pas apporté de nouvel élément. Même quand Albert Raes dit qu'il est impensable qu'un administrateur-directeur général de la Sûreté s'abaisse à entrer dans l'officine d'un détective, et que Victor Massart a rétorqué:
- Je n'ai jamais eu connaissance que MM. Raes et Smets aient eu des contacts avec Beijer et Bouhouche. M. Raes n'avait de comptes à rendre à personne. Mais ce n'était pas dans le rôle de l'administrateur général de prendre de tels contacts, même si l'on sait qu'il a rencontré le détective allemand Werner Mauss, dont il est question dans le procès du commissaire Reyniers.
LOCATIONS SPÉCIALES
À LA S URETÉ
À tous, le président Mafféi a demandé s'il arrivait à la Sûreté de louer des box et des appartements. Réponses unanimes:
- Pour les box de garage, il y avait ceux qui servaient à notre charroi. Pour les appartements, parfois oui, pour installer une surveillance ou protéger un informateur. Mais, toujours, ces locations se sont faites de manière régulière sur le plan administratif ou comptable. Pas de faux noms, mais, quand la discrétion l'imposait, le nom d'un parent ou d'un ami de la Sûreté, toujours identifiable. Et rien de pareil n'a jamais été demandé à des agents extérieurs, et, en particulier, rien n'a été demandé à Bouhouche ni à Beijer, des inconnus pour nous avant les révélations de Beijer faites à la presse.
Ce fut un interrogatoire en règle, par un jury attentif, qui ne laissa passer aucun détail, et par une défense qui ne ménagea point les témoins. Lorsqu'il s'agit de savoir si le patron de la Sûreté évitait de montrer son visage à découvert, les arguments se perdirent dans le sable. Me Chomé a rappelé l'incident du procès de Mons en 1988, quand Albert Raes arriva sur la place inondée de soleil, en imper, col relevé sur la casquette et lunettes fumées. Il faisait froid, a rétorqué Albert Raes, soulevant l'éclat de rire d'un des journalistes qui ce jour-là déjeunait en bras de chemise à la terrasse d'un bistrot.
Quant à Madani Bouhouche, qui conteste avoir eu affaire à la Sûreté, même s'il en avait bien parlé au début de 1988 dans un entretien confidentiel avec un enquêteur, il n'a hier, pas plus que ses avocats, posé de question.
RENÉ HAQUIN
et GUIDO VAN DAMME
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auliffe
Invité



MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Dim 20 Mai 2007 - 11:57

Mercredi 5 octobre 1994

Au mégaprocès Beijer - Bouhouche, variations sur la Sûreté
Les comptes du service secret
On parlait toujours de la Sûreté, hier, au méga-procès Bouhouche - Beijer, dans le cadre des locations - gérées, selon Beijer, à la demande de l'ancien administrateur général Albert Raes et du commissaire Smets - de box, flats et boîtes postales, dans les années quatre-vingt. Aucun des agents ou anciens du service secret ne vient apporter la moindre confirmation aux allégations du deuxième accusé, même si, dans les témoignages d'hier, le ton a changé et certaines réponses de MM. Kausse et Dufrasne sont en contradiction flagrantes avec celles de MM. Raes et Smets, entendus lundi.
Pas de microfiches récentes et intéressantes à la Sûreté, avait dit le patron, Albert Raes. Il y en avait qui dataient de 1981, sur deux des responsables du groupe néonazi WNP, Libert et Latinus, déclare le commissaire Kausse. Jamais d'annonce insérée par la Sûreté dans un toutes-boîtes, affirmait M. Raes. Le commissaire Kausse confirme que le service secret avait bien inséré une petite annonce dans «Vlan», à laquelle Robert Beijer,- à l'époque encore à la gendarmerie, avait répondu.
Beijer et Bouhouche inconnus à la Sûreté? Quand le ministre de la Justice Jean Gol s'en est inquiété en 1988 après les accusations lancées par Beijer dans la presse, la Sûreté lui a bien communiqué un dossier Bouhouche, d'une quarantaine de pages, précise son ancien attaché, Guy Collignon. Un dossier et des microfiches que le juge Hennart ne semble pas avoir trouvés lors de ses perquisitions à la Sûreté en 1989.
Guy Collignon, comme l'ancien inspecteur de la Sûreté Michel Dufrasne, confirment tous deux aussi que le patron de la Sûreté exigeait de ses subordonnés qu'ils lui communiquassent la teneur des auditions auxquelles ils étaient soumis dans le cadre des enquêtes sur le WNP et les locations de box et de flats. Le secret de l'instruction ne semblait plus guère exister...
Enfin l'ex-agent secret Michel Dufrasne, qui quitta la Sûreté en 1984 après de multiples démêlés avec le boss, a confirmé l'existence d'opérations spéciales à la Sûreté - telle la fouille de l'appartement bruxellois d'une espionne pendant son absence -, l'organisation de «fuites» vers l'extérieur et le projet de création, à la fin de 1982 - nié lundi par Albert Raes -, d'une «section spéciale de protection» qui serait tordue, une idée folle de M. Raes, précise Michel Dufrasne en reprenant les termes utilisés par le commissaire en chef Van Gorp, décédé.
PAS D'IMPOLITESSE
Trois témoignages fort attendus encore, mardi après-midi. D'abord celui de l'ancien patron de la Sûreté, Stephane Schewebach, qui assura un long intérim après le départ d'Albert Raes.
- J'ai dû remettre en ordre un certain nombre de choses et surtout restaurer une hiérarchie. J'ai dû combattre aussi un goût du mystère qui était trop accusé.
Et le président Mafféi demande: La Sûreté faisait-elle appel à des agents extérieurs pour l'exécution de certaines missions? Réponse émaillée d'un lapsus qui valait son pesant d'or pour la défense de Beijer: J'ai mis fin... euh... enfin, je n'ai jamais autorisé le recours à des sous-traitants.
On entend aussi un ancien subordonné de Christian Smets, Fernand Philips, qui avait noué des contacts «informels» avec Robert Beijer depuis longtemps. Entre le dossier et le témoignage à l'audience, Mes Pierre Chomé et Nicole Galand ont perçu une jolie différence: ces rapports sont devenus encore plus informels, trois visites à l'agence du détective se trouvant ramenées à une, et tout à l'avenant. M. Philips assure qu'il n'avait pas trouvé anormal de fréquenter ce Robert Beijer qui était un membre de la BSR de Bruxelles, et, lorsque Beijer retourna vers la vie civile et ouvrit son agence de détective, M. Philips s'est rendu à l'inauguration pour ne pas commettre une impolitesse.
Au coeur de ce chapitre du procès, toujours la même question: Beijer dit-il vrai, ou ment-il, lorsqu'il assure que c'est la Sûreté qui l'avait chargé de cette mission de locations de flats et de garages. Vient à la barre Luc Parewijck, le comptable de la Sûreté de l'État. On fouille dans les notes de frais d'Albert Raes, dans l'espoir d'y trouver les preuves d'une action secrète inavouable et inavouée. Et puis, soudain, un détail passant quasi inaperçu: Pour les box de garage, il ne faut pas chercher dans ma comptabilité. Ces dépenses de garages pour la Sûreté sont comptabilisées par le département «bâtiments» du ministère de la Justice.
Il est assez étonnant tout de même qu'après des années d'enquête personne n'ait songé à fouiller dans les comptes de ce département «bâtiments»... Et si l'on y trouvait un Jamin, le faux nom donné par notre détective?
RENÉ HAQUIN
et GUIDO VAN DAMME
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auliffe
Invité



MessageSujet: dufrasne   Dim 20 Mai 2007 - 11:59

Quelqu'un a plus de renseignements sur cette fameuse "section spéciale" ?

"Enfin l'ex-agent secret Michel Dufrasne, qui quitta la Sûreté en 1984 après de multiples démêlés avec le boss, a confirmé l'existence d'opérations spéciales à la Sûreté - telle la fouille de l'appartement bruxellois d'une espionne pendant son absence -, l'organisation de «fuites» vers l'extérieur et le projet de création, à la fin de 1982 - nié lundi par Albert Raes -, d'une «section spéciale de protection» qui serait tordue, une idée folle de M. Raes, précise Michel Dufrasne en reprenant les termes utilisés par le commissaire en chef Van Gorp, décédé."
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Dim 20 Mai 2007 - 17:11

auliffe a écrit:
Mercredi 5 octobre 1994
Au mégaprocès Beijer - Bouhouche, variations sur la Sûreté
Les comptes du service secret . On parlait toujours de la Sûreté, hier, au méga-procès Bouhouche - Beijer, dans le cadre des locations - gérées, selon Beijer, à la demande de l'ancien administrateur général Albert Raes et du commissaire Smets - de box, flats et boîtes postales, dans les années quatre-vingt. ......
A vos articles de journaux, je vous réponds par un autre article de journal et qui vous donne la vérité judiciaire !
Page Une
Samedi 11 février 1995 N° 36
Page 25

Un verdict qui laisse bien des questions sans réponse
La dernière page judiciaire

Par HAQUIN,RENE

des années de plomb est tournée

Il n'y avait guère de monde vendredi au coup de sonnette de 15 h 45 annonçant la reprise de l'audience pour la lecture du verdict au procès Bouhouche, Beijer et consorts. Outre les journalistes et les gendarmes, vingt-six personnes dans la salle des assises, principalement les parties civiles et quelques proches des accusés.

Deux acquittements. Un verdict de culpabilité nettement plus lourd à l'égard de l'ancien gendarme Madani Bouhouche, que vis-à-vis de son ex-collègue et associé Robert Beijer. Après quatre journées de délibérations, les jurés ont donc fait un sort aux multiples accusations tirées des quatorze chapitres de cette longue enquête criminelle déclenchée en 1986 par l'assassinat de l'ingénieur Juan Mendez, et qui évolua en remontant jusqu'en 1981, à des vols d'armes et des attaques contre des gendarmes, en 1982 à un vol d'or à l'aéroport et la mort de l'agent de la Sabena Francis Zwarts, pour se clôturer en 1989 par l'agression mortelle d'Anvers.

UNE «ASSOCIATION»

Au terme de cinq mois de procès, face à un dossier des plus touffus mais aussi des plus flous, qui ne recélait au total que peu de preuves, les réponses aux 394 questions montrent que les jurés se sont démarqués de la thèse du ministère public en disant que ni Amory, ni Chang n'ont fait partie d'une association formée dans le but d'attenter aux personnes ou aux propriétés, et en les acquittant purement et simplement. Et surtout en disant que Bouhouche a bien été le provocateur ou le chef d'une telle association, et pas Beijer. De quelle association ou de quelle organisation structurée, pour reprendre les termes de ses propres déclarations au cours de l'instruction? Le saura-t-on jamais?

En acquittant Beijer sur le long chapitre des locations de flats et boxes dans les années 80, le jury a fait payer à Madani Bouhouche ses silences délibérés, et a en quelque sorte rendu à tout le moins crédible la thèse de Robert Beijer qui, sans discontinuer depuis 1988, impliquait des hommes de la Sûreté dans ces locations, en dépit des dénégations de la hiérarchie et des intéressés.

Mais le long travail de défrichage de ce méga-procès n'a pas pour autant levé les zones d'ombre du dossier. La vérité judiciaire est dite, mais la justice n'a pas pu dire qui voulut faire sauter une voiture de la BSR ni qui s'en fut tirer sur le major Vernaillen et son épouse en 1981, qui a volé les armes de l'escadron antiterroriste de la gendarmerie, ni qui a assassiné l'ingénieur Mendez en janvier 1986. Si certains crurent, à la faveur de ce procès, lever une partie du voile sur «les années de plomb», force est de constater que de lourds points d'interrogation subsistent. Même si on eut droit au cours des débats à quelques moments chauds, comme lorsque Robert Beijer conduisit les enquêteurs à la cache d'armes de Sart-Dames-Avelines.

La justice était malade de ce dossier, des hésitations, des lenteurs et des traficotages de cette enquête qui, comme pour celle sur les tueries du Brabant, laisse dans l'opinion un profond malaise. On a en mémoire l'une ou l'autre phrase des responsables de l'enquête qui, il y a plusieurs années déjà, promettaient que le procès éclaircirait beaucoup de choses. L'image des enquêteurs, des experts en balistique et des magistrats instructeurs en sort ternie, cette fois encore.

TOURNER LA PAGE?

On l'a explicitement rappelé à l'audience: ce n'était pas le procès des tueries du Brabant. Mais, comme lors du procès de 1987 sur le double assassinat de la rue de la Pastorale à Anderlecht, comme après l'acquittement de la filière boraine en 1988, comme l'annonce de la double prescription des dossiers du groupe néo-nazi Westland New Post à la fin des années 80, l'épilogue judiciaire du méga-procès Bouhouche-Beijer ne lève aucune des lourdes questions que reprenait dans son rapport en 1990 la commission parlementaire d'enquête sur le banditisme et le terrorisme.

Sans élément nouveau pour relancer l'instruction en veilleuse, il faudra se résoudre à tourner la page.

RENÉ HAQUIN

René n'était peut-être pas le meilleur de tous, mais il voyait souvent claire. Nous te regretterons René.
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freck
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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Dim 20 Mai 2007 - 18:07

Mais le long travail de défrichage de ce méga-procès n'a pas pour autant levé les zones d'ombre du dossier. La vérité judiciaire est dite, mais la justice n'a pas pu dire qui voulut faire sauter une voiture de la BSR
Ne serais-ce pas un certain Tony B que la justice a voulu occulter concernant les "attentats" contre les Veh de la BSR,cette personne aurait été un agent ou membre de la SE ?!
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auliffe
Invité



MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Dim 20 Mai 2007 - 18:17

Merci pour cette mise au point ; mais concernant la Sûreté,il me semble
que les deux précédents étaient plus révélateurs des atermoiements,
mensonges etc, notamment par le fameux lapsus décrit (ah le lapsus,comme dirait Simon sinon) , et penchaient
assurément en votre faveur.

Mais le journal reste très laconique sur la fameuse section spéciale,
que vous aviez déjà évoquée dans un autre post. Vous n'auriez
pas un peu plus d'info, sans trahir le secret 2009 ?
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undercover

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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   Dim 20 Mai 2007 - 20:01

Citation :
René n'était peut-être pas le meilleur de tous, mais il voyait souvent claire.

Effectivement...mais cela en dit long?
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MessageSujet: Re: Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?   

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Sûreté de l'Etat : impliquée ou non ?
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