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 Jurion, Jef

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michel
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MessageSujet: Jurion, Jef   Sam 9 Juin 2007 - 10:42

Célèbre international belge de football. Il joua notamment au sporting d'Anderlecht. Il était en 1983 le gérant de l'auberge du Chevalier.

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michel
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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Mer 22 Avr 2009 - 8:48

Au début des années 80, Jeff Jurion n’était-il pas au centre d’une affaire nébuleuse dans le monde du football, un univers pas toujours reluisant (affaire des caisses noires instruite par le juge Bellemans, corruption des matchs Standard-Waterschei, Anderlecht-Nottingham,…)?

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Kranz



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Mer 22 Avr 2009 - 9:13

michel a écrit:
Au début des années 80, Jeff Jurion n’était-il pas au centre d’une affaire nébuleuse dans le monde du football, un univers pas toujours reluisant (affaire des caisses noires instruite par le juge Bellemans, corruption des matchs Standard-Waterschei, Anderlecht-Nottingham,…)?

Mes souvenirs sont assez vagues, mais je pense qu'il était également dans l'immobilier ou une autre affaire, car je me souviens d'annonces publicitaires avec sa photo, et je me demande s'il n'a pas eu d'autres accrocs que ceux du foot.
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michel
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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Mer 22 Avr 2009 - 14:22

Au début des années 80, Jurion et le président du FC Antwerp avaient été arrêtés par le juge Guido Bellemans;

Il faudrait en savoir plus. Ne peut-on pas imaginer que l'affaire de l'auberge du Chevalier était un avertissement, une menace destinée à Jurion?

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michel
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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Lun 27 Avr 2009 - 10:46



Source : le soir, 20 février 1984

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HERVE



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Mer 5 Déc 2012 - 14:12


http://www.sportvox.fr/article.php3?id_article=31246


Le crime révélateur


C’est dans ce contexte évident et acharné de passation de pouvoir footballistique, aux coeur du Royaume et matin du 23 décembre 1982, et tandis que le Standard semblait de fait bien parti pour conserver son titre de Champion de Belgique, que le dénommé Marc Vanden Eynde, ex-légionnaire et désormais cuistot de son état, retrouverait le cadavre atrocement mutilé et mis en scène de son père José, dans la chambre d’une humble conciergerie brabançonne: crucifié sur son lit, le visage d’évidence martelé à de multiples reprises, la peau brûlée à la cigarette, et dont le manifeste calvaire, négligemment salué par ses auteurs au champagne!, avait été abrégé d’une demi-douzaine de balles logées à bout portant dans la boîte crânienne... Le lieu du crime, scène déjà de deux cambriolages peu avant l’exécution du vieux concierge: l’«Auberge du Chevalier», que dirigeait donc l’historique, légendaire et sulfureux capitaine du Sporting d’Anderlecht Jef Jurion, officiellement banni de football belge pour faits de corruption quelque 6 ans plus tôt...






Septuagénaire jusqu’alors alerte, et auquel donc le grand magouilleur attitré des belles heures anderlechtoises avait confié la garde de l’«Auberge du Chevalier», l’infortuné José Vanden Eynde n’était, à dire vrai, pas moins connu des services de la justice que son auguste patron: joueur compulsif, notoirement lié aux milieux d’extrême-droite, et d’ailleurs membre quarante ans plus tôt des sinistres «Phalanges1» de son ami Degrelle2, qu’il avait rencontré sur les bancs de l’université avant-guerre, dont il gardait fièrement photo dans son inséparable attaché-case... et qui un jour l’inviterait même au mariage de sa fille en Espagne, où l’exalté dirigeant du parti collaborationniste «Rex3», qui avait mené la «Légion Wallonie4» sur le front russe aux côtés de la Wehrmacht, avait trouvé refuge pour échapper aux foudres durables de la Libération...






Vanden Eynde, on le comprendrait plus tard, était en fait la deuxième victime de la «Bande de Nivelles», mieux connue sous le nom des «Tueurs fous» ou «Tueurs du Brabant wallon» lesquels, abrités derrière d’inquiétants masques en latex ou de carnaval, terroriseraient la Belgique durant la première moitié des années 1980 en y perpétrant, selon un mode opératoire progressivement routinier, extrêmement brutal et de type para-militaire5, une vague d’attaques insensées et sanguinaires, le plus souvent à l’entrée de grandes surfaces commerciales et dont le butin, régulièrement dérisoire, s’éleva quelques-fois à un misérable...balottin de pralines6...






Avec 28 morts et des dizaines de blessés graves à leur actif, la plupart abattus sans motivation palpable et à l’arme lourde, ces «Tueurs du Brabant wallon» restent une énigme à peu près absolue dans l’Histoire récente de la Belgique, parmi les non moins insolubles assassinats de deux icônes de la scène politique liégeoise: le vindicatif et communiste Julien Lahaut (ennemi juré du rexiste Degrelle et auteur, une semaine avant sa mort le 18 août 19507, d’un tonitruant «Vive la République» au Parlement de Belgique, lors de la très solennelle prestation de serment du Roi...), et le tempétueux socialiste André Cools (lequel Ministre d’Etat, par ailleurs joueur du Standard de 1943 à 1952, s’apprêtait possiblement, dans la foulée de son fatal matin du 18 juillet 1991, à dénoncer une vaste affaire de corruption au sein de son parti)...






Poursuivie8 à la demande des familles des victimes, mais sans vraiment à ce jour pouvoir livrer davantage d’enseignements, l’enquête sur les «Tueurs du Brabant wallon» reste aujourd’hui l’objet des plus effroyables supputations: tantôt associée à l’ennemi public officiel numéro 1 du Royaume, l’hollywoodien et charismatique Patrick Haemers9, retrouvé pendu dans sa cellule le 14 mai 1993 et auteur, à l’hiver 1989, de l’étrange enlèvement du populiste, atlantiste et sulfureux ex-Premier Ministre et Ministre d’Etat Paul Vanden Boeynants, dit «le boucher de Bruxelles10»... dont d’ailleurs le nom défraya si régulièrement le cours brûlant de ces belges années 1980, qu’on l’y retrouverait régulièrement associé à diverses parties fines où prissent part des mineures, à des détournements et attributions frauduleuses de marchés en tous genres, au terrorisme international comme au commerce d’armes... et même aux sanglants épisodes des «Tueurs du Brabant wallon», ou à l’assassinat du susmentionné Ministre liégeois André Cools...






Et sinon, cette vague d’épouvante d’être alors ramenée à une vaste campagne de déstabilisation de l’Etat belge, dont le neutralisme et le pacifisme affichés, et les réserves singulièrement de son Parlement à voir s’installer sur son territoire des ogives nucléaires en ces temps de Guerre Froide11, exaspérassent tant la si militariste Amérique de Reagan, que la CIA décidât d’y semer la terreur par milices d’extrême-droite interposées12... - Ou encore!, mais associés toujours à la machiavélique figure du Ministre Vanden Boeynants, et décidément moins saugrenu qu’il n’y paraît: bains de sang motivés par la conviction, en ces temps de bouillante instabilité intérieure sur le plan institutionnel et politique, et dans le chef d’officiers de la gendarmerie aux évidentes affinités d’extrême-droite, que le jeu démocratique menait alors le fragile mécano belge à sa perte, et qu’il suffirait de quelques massacres pour y légitimer un «salutaire» coup d’Etat13...






L’affaire Van Camp






Ces éternelles hypothèses, toutefois, étaient loin encore, en 1983, de pouvoir troubler le Juge d’instruction Guy Bellemans, Brabançon effacé mais que l’on découvrirait opiniâtre, et à qui parmi d’autres avait été confié de mener l’enquête sur les premiers méfaits de la «Bande de Nivelles»... Et Bellemans donc, à compter du meurtre de Vanden Eynde, de focaliser son travail sur le milieu du football... car outre que l’infortunée victime travaillât au service de l’inénarrable et si trouble Anderlechtois Jef Jurion; outre que ce-dernier, sitôt un verre de champagne à la main, se montrât parfois «trop bavard», quant aux étranges agapes qui se déroulaient en son «Auberge du Chevalier», et où se mêla notoirement plus d’une haute-figure de la bonne société bruxelloise (parmi lesquelles des dirigeants de la Fédération belge de Football et du Sporting d’Anderlecht; Eddy Merckx et Hergé... ou le susmentionné Ministre d’Etat Vanden Boeynants, d’ailleurs connu tant pour ses sympathies d’extrême-droite et son goût des jeunes filles, que pour ses accointances au grand jour avec des dirigeants de la gendarmerie et du grand club bruxellois); outre que José VandenEynde connaissait la troisième victime officielle des «Tueurs du Brabant wallon», le chauffeur de taxi Constantin Angelou (exécuté trois semaines précisément après Vanden Eynde, et non moins familier de l’«Auberge du Chevalier»); et outre enfin qu’une perquisition au domicile de Jurion mît aussitôt à jour un calepin faisant état d’une commission occulte de 100.000 francs belges14, perçus dans le cadre du transfert de l’international belge Czerniatynski de l’Antwerp à Anderlecht: des indices accablants rapprocheraient bientôt la sordide mise à mort de José Vanden Eynde, le 23 décembre 1982, de celle près d’un an plus tard du dénommé Jacques Van Camp, notable familier des eaux troubles du Grand-Bruxelles, froidement assassiné sur le parking de son restaurant des «Trois Canards» par la «Bande de Nivelles», la nuit du 2 octobre 1983... et tout bonnement fils du Vice-Président du Sporting d’Anderlecht Alfred Van Camp...!






Sans atteindre encore au tsunami d’hémoglobine de l’année 1985, la «Bande de Nivelles» n’avait toutefois pas été en reste, entre le 23 décembre 1982 et ce 2 octobre 1983... puisqu’ainsi et parmi d’autres, en sus de l’exécution le 12 janvier 1983 du chauffeur Angelou, de la mise à mort à Nivelles de deux civils et d’un policier, abattus dans la soirée du 17 septembre 1983, ou une semaine plus tôt à Temse15 du gardien de nuit d’un entrepôt où étaient secrètement stockés des gilets pare-balles dernier cri, d’évidence convoités par les criminels...






Et l’histoire soudain de s’emballer quand, le 3 décembre 1983, dans un restaurant voisin16 de celui dit des «Trois Canards» (où précisément avait été abattu, quelque deux mois plus tôt, l’énigmatique enfant d’un Vice-Président du Sporting d’Anderlecht), la gendarmerie arrêterait bientôt 4 individus porteurs d’armes, parmi lesquels le dénommé Francis Van Binst: malfrat bruxellois qu’accompagnait la soeur du truand Vincent Louvaert, mieux connu encore des services de la justice, mais décédé trois semaines plus tôt d’une curieuse overdose aux forts accents de mise en scène...






Durant sa préventive, et outre qu’il reconnaîtra rapidement avoir été impliqué dans divers hold-ups armés (tout en niant farouchement la moindre responsabilité dans les massacres des «Tueurs du Brabant wallon»), Van Binst affirmera à la gendarmerie que ledit Vincent Louvaert lui avait confié avoir été l’auteur, au mois de septembre 1983, de l’attaque sanglante du supermarché de Nivelles, marquée donc du tribut de trois tués, attribuée aux «Tueurs», et à laquelle eussent également concouru certain Willy De Schepper, spécialiste bruxellois du vol et du trafic de véhicules de grand luxe, ainsi que le fraîchement disparu et décidément troublant...Jacques Van Camp...






Mais Van Binst n’en avait pas fini de ses confidences!, qui attribuerait encore à Van Camp d’avoir tuyauté «la Bande» quant à l’existence, au fin fond d’une usine à Temse, de cet entrepôt même où «les Tueurs» avaient pu dénicher, dans la nuit sanglante du 10 septembre 1983, ces fameux gilets pare-balles dont les employés même ignoraient l’existence... - et dont «la Bande», précisément, avait désormais cruellement besoin pour poursuivre son oeuvre de terreur, depuis que les surfaces commerciales du Grand-Bruxelles avaient drastiquement été sécurisées par le Ministère de l’Intérieur!... Et comme pour conforter les dires de Van Binst: un procès-verbal, daté du 1er avril 1984, d’attester bientôt que la belle-soeur de Jacques Van Camp, cadre de formation, était de fait employée au sein de la société Wittock-Van Landeghem, à laquelle précisément appartenait l’ensanglanté et secret dépôt de gilets pare-balles susmentionné...






Van Binst enfin, et rapportant toujours les prétendues confidences de feu Vincent Louvaert, affirmera que Jacques Van Camp avait finalement été exécuté par certain Robert Becker17 et par Louvaert en personne, tant «la Bande» semblait redouter que Van Camp, tout vénal qu’il fût, mais manquant de cran et cédant quelques-fois à la panique, ne finît par «cracher le morceau», devant l’ampleur des massacres perpétrés...






Les déclarations de Van Binst, cependant, ne feraient jamais l’objet de la moindre commission rogatoire... - et qu’importât même que la justice belge fût dûment informée, par son homologue libanaise, de la probable découverte, au Liban, de l’arme du crime de Van Camp!... Tout au plus ces déclarations empêtreraient-elles progressivement l’essentiel de l’enquête sur la voie de la «connexion libanaise» (l’arme en question ayant d’évidence été revendue par Louvaert au Libanais Hage Maroun: diplomate au sein de l’Ambassade d’Arabie Saoudite à Bruxelles, membre des Phalangistes Chrétiens18 impliqués dans la guerre civile au Liban, notoirement actif dans les milieux bruxellois de la drogue... et dont l’on retrouverait, avec celui de sa compagne, le corps criblé de balles à son domicile de Molenbeek, le 26 décembre 1994), et en définitive noieraient pour de bon les massacres des «Tueurs du Brabant wallon» dans un inextricable entrelacs d’hypothétiques réseaux internationaux, où se mêlassent trafics d’armes et de diamants, Afrique du Sud et Proche-Orient, voire CIA et grands projets de déstabilisation des démocraties occidentales...






S’accrochant plus modestement à cette conjonction primaire d’éléments, où s’entre-croisaient d’évidence meurtres insensés et juteux marchés noirs, autant que les noms de Jef Jurion et du Sporting d’Anderlecht, le Juge Bellemans se persuada pour sa part, à ce stade des événements, que l’ex-icône du Sporting n’était guère plus que la figure centrale d’un vaste circuit d’argent sale, auquel recourussent l’un ou l’autre clubs au moins pour éluder l’impôt... Et de fait Bellemans lèverait-il bien vite l’existence d’autres commissions occultes, auxquelles fut certes mêlée encore la personnalité sulfureuse de Jurion... mais étrangères cette fois à l’univers du football, car liées bien plutôt à la vente d’appartements appartenant à l’ancien footballeur, lequel s’était diversifié aussi dans le secteur de la construction...






L’odeur de l’argent sale restait palpable toutefois, aux noms de Vanden Eynde et de Van Camp, dont s’avéra bien vite qu’ils se connaissaient et avaient fait affaire, via la fiduciaire «Office de représentation Fiscale», au sein de laquelle Vanden Eynde avait jadis travaillé... Et l’ampleur des combines du fils d’un haut-dirigeant du Sporting d’Anderlecht de se préciser quand certain Aldo V., industriel d’envergure qui avait géré les affaires du Ministre Vanden Boeynants au cours des années 1970, et «ami de 30 ans» de feu Jacques Van Camp, en remettrait bientôt une couche en affirmant que ce dernier, décidément de tous les mauvais coups, prêtait régulièrement de fortes sommes d’argent au dénommé Ronald Rossignol, escroc notoire arrêté à Menton en 1984, spécialiste ès banqueroutes frauduleuses (jusqu’à la somme faramineuse de 800 millions de francs belges19 pour une seule opération!), et propriétaire parmi d’autres de compagnies d’assurance et aérienne, aux dettes d’évidence savamment gonflées...






A la même époque, et comme pour parachever le tableau de ces troubles accointances, le conseiller fiscal de l’homme d’affaires Rossignol, un certain Claude D., était alors suspecté de meurtre... Mais ce qui singulièrement intriguerait le juge Bellemans était que ledit Rossignol, quoique marié à une banquière, préféra toujours s’en remettre au restaurateur et architecte de formation Jacques Van Camp, proche par son père (non moins que par l’infortuné concierge de Jurion) des pratiques opaques du football belge, pour obtenir régulièrement les impérieux prêts requis à ses frauduleuses activités...






De ce tableau inextricable, du tout exhaustif, et où se mêlèrent possiblement jet-set et «milieu» bruxellois, trafics d’armes et de diamants, blanchîment d’argent et grandes familles de la noblesse ou de la finance belges, s’avéra en outre qu’Elise Dewit et son partenaire Jacques Fourez, «proche»20 pour la première du Ministre Vanden Boeynants, et tués par «la Bande» lors de l’attaque du supermarché de Nivelles du 17 septembre 1983, fréquentaient régulièrement (et à l’instar, là encore, de l’omniprésent Ministre d’Etat...) l’inévitable Jacques Van Camp en son établissement des «Trois Canards», décidément non moins trouble et étrangement couru,que ne l’avait été l’«Auberge du Chevalier» de l’auguste Jurion...






Ledit Jurion, entre-temps, avait décidé de reprendre, avec le dénommé Maurice Florizoone, le bail de la villa du fils Vanden Eynde, pour sa part parti tenter sa chance au Lesotho, 6 mois après que les assassins de son père l’eurent mis en croix, puis scrupuleusement fouillé dans les affaires du vieil homme et de l’ex-Anderlechtois... - Et comme par enchantement: la nouvelle acquisition de Jurion de faire presqu’aussitôt l’objet d’un méticuleux cambriolage, voisin dans son mode opératoire des trois précédemment commis en l’«Auberge du Chevalier», quelques semaines à peine après que Florizoone se fut installé en les lieux...






Mais le plus troublant serait encore à venir quand, quelque 6 mois après l’épouvantable bain de sang survenu le 27 septembre 1985 dans un supermarché alostois (8 morts et 9 blessés graves), pinacle et chant du cygne officiels des «Tueurs fous du Brabant wallon», serait arrêté le dénommé Philippe De Staercke: manouche mieux connu sous les savoureux surnoms de «Johnny» ou «Baron la Frite» (fritier le jour, il avait en effet coutume de s’habiller pompeusement le weekend, pour s’en aller parier aux courses hippiques), ex-légionnaire et chef de la «Bande de Baasrode21», et formellement identifié à Alost aux jour et lieux mêmes de la tuerie...






Condamné, durant l’été 1987, à 20 ans de prison sur base exclusive des méfaits commis par la «Bande de Baasrode», laquelle s’était spécialisée dans les attaques de convois blindés; auteur, en 1991, d’aveux quant à son implication personnelle dans le massacre d’Alost (mais qu’il rétractera le 8 janvier 1997); libéré sous conditionnelle le 12 juillet 2001; et seul suspect à ce jour à avoir véritablement été jugé et condamné (fût-ce pour d’autres crimes), parmi la prodigieuse galerie de portraits qu’épuisèrent en vain les enquêteurs affectés aux «Tueurs du Brabant wallon»: le caïd bruxellois Philippe De Staercke, vague connaissance d’ailleurs du fils Vanden Eynde, se trouvait aussi être un excellent ami du susmentionné Maurice Florizoone, associé régulier de l’ancien footballeur du Sporting d’Anderlecht...Jef Jurion...




De l’héroïsme






S’il fut en définitive, et nonobstant trois figures de la «piste boraine22», le seul à tâter vraiment de la prison, le manouche De Staercke ne fut toutefois ni le premier ni l’unique à être un jour rattrapé par les crimes des «Tueurs du Brabant wallon»... Le juge Bellemans en effet, qui avait d’ores et déjà gagné son surnom de «Sheriff», et que confortaient fin 1983 ces millions gravitant autour de l’assassiné et affairiste Jacques Van Camp, s’accrochait encore à son idée première de collusions entre le «milieu» et le football, et avait en conséquence entrepris de passer le petit monde du football belge au peigne fin...






S’en était donc suivi une vaste campagne de perquisitions, menées au sein des clubs de l’élite en vue d’y trouver de quoi alimenter sa théorie... et au cours desquelles descentes de la gendarmerie le juge d’instruction de découvrir, à l’examen des pièces saisies au Standard le 22 février 1984, l’existence d’une comptabilité parallèle, comme il devrait d’ailleurs également en découvrir à l’Antwerp et à Anderlecht... Deux jours plus tard, le Standardman Roger Petit reconnaissait avoir en effet produit des faux en écriture, «pour éluder quelque peu le fisc»...






Le juge Bellemans, il est vrai, avait mis la main sur un cahier d’écolier appartenant à l’homme fort du vieux club principautaire, quand bien même celui-ci avait été informé de la perquisition à venir, et dans lequel Roger Petit avait griffonné ces quelques mots: «670.000 francs23: une petite fête à Waterschei»... Et document combien anodin (quoique bientôt explosif), parmi l’insoluble explosion des morts d’hommes: ces quelques lignes, «nonchalamment» cédées par Petit à son bourreau, de figurer durablement, dans l’Histoire pourtant si riche en scandales du football belge, le déclencheur banal et insignifiant (mais presqu’aussitôt magnifié) de son alors plus vaste et insensée affaire de corruption...






Car c’est là sans doute que l’histoire, avec le temps et parmi les rangs des supporters liégeois, se drapa peu à peu d’une longue aura romantique... Roger Petit, en effet, était tant réputé pour son avarice et son extrême dureté, autant que pour une psychorigidité unanime sur le plan éthique, que ceux-ci prêteraient bientôt au vieux dirigeant paternaliste d’avoir cédé ledit calepin, fatal et délibérément, comme pour se punir de l’erreur commise et du scandale à éclater... Quand plus pragmatiquement, si l’omnipotent Petit avait de fait sciemment laissé ces notes à portée des enquêteurs venus perquisitionner en ses bureaux, était-ce bien plutôt par doux sentiment d’une apparente invulnérabilité... ou plus vraisemblablement encore pour brouiller les pistes, minimiser l’ampleur des fraudes jusqu’alors opérées, et épargner au Standard un redressement fiscal dont le club, gaillard mais fondamentalement désargenté, ne se serait certainement jamais remis... Si bien que le dirigeant liégeois d’avoir peut-être été héroïque, d’une certaine façon, certes... mais du tout alors par scrupule ou proverbial souci d’honnêteté, non: par ruse, par crainte... et pour protéger le club de sa vie, que sur ses solides épaules il avait patiemment porté!






Illustrative de ces fraudes en tous genres, complètement généralisées alors dans le petit cénacle du football belge, paraît ainsi cette confession de l’énormissime Arie Haan, passé de Bruxelles à Liège à l’été 1981: Lors du transfert d’Anderlecht au Standard, une chose bizarre s’est passée... J’avais trouvé un accord avec VandenStock, en vertu duquel je pourrais partir pour 6 millions24... Mais selon des rumeurs - je tiens à préciser ne pas l’avoir vu moi-même-, ce 6 deviendrait un 9 pendant les négociations...






Le juge Bellemans à ce stade, dans son examen des comptes du Standard et à l’aune de ce genre d’histoires, était tenté de rapporter encore ces intriguants 670.000 francs à de l’argent qui ne fût pas déclaré, et servît discrètement à rémunérer Goethals à la juste mesure de son talent... Et à dire vrai, le Standard s’en serait probablement sorti à bon compte!, car l’histoire sans doute en serait-elle restée là, si son illustre entraîneur avait daigné abonder en ce sens... - mais ainsi qu’il le confirmerait lui-même, Goethals n’avait jamais gagné bien lourd: ni du temps de sa médiocre carrière de gardien de but, ni même durant ses prestigieuses années passées à la tête des Diables Rouges ou du Sporting d’Anderlecht...






Si je l’avais réellement voulu, j’aurais pu faire fortune dans le Calcio, à l’époque qui suivit le légendaire 0-0 de l’équipe nationale belge à San Siro25. Un match qui m’avait valu la réputation d’être plus réaliste encore que les Italiens... Mais cela ne m’intéressait pas. L’argent, je m’en fiche. Si l’on s’en tient purement aux chiffres, je n’ai pas peur d’avouer que les gens se sont enrichis davantage sur mon compte que moi sur eux. J’ai travaillé 17 ans à la Fédération. Je sais ce que j’y ai gagné, et je sais également quelles ont été les rentrées financières réalisées grâce à mes Diables durant tout ce temps... Je m’excuse, mais mon salaire n’aura pas pesé bien lourd, en comparaison des millions qui sont entrés dans les caisses de l’Union belge...






Et facteur aggravant, décisif!, pour l’entraîneur bruxellois d’extraction modeste, et dont le football resterait jusqu’à son dernier souffle l’exclusive source de revenus: il avait tant perdu, dans son coûteux divorce quelque temps plus tôt, qu’il refuserait viscéralement, fût-ce au prix du Standard de Liège, et quand bien même sa responsabilité paraîtrait bien vite dramatiquement engagée, de s’exposer pleinement aux foudres assassines du moindre redressement fiscal... lequel pourtant eût conforté le juge Bellemans dans une trompeuse direction, et l’égaré sans doute de l’affectation réelle de ces fatals 670.000 francs...






Loin les affres secrètes du Standard et de son entraîneur, qu’entre-déchiraient donc en coulisses les respectives santés financières, et dont les destins ne tenaient plus qu’à un poker et une épée de Damoclès, les clubs d’Anderlecht et de l’Antwerp n’avaient pour leur part ce problème, à l’heure où la gendarmerie descendrait non moins en leurs bureaux (parcours de Jurion, personnalité de Van Camp, et obscur transfert de l’international Czerniatynski obligent), et quand bien même de colossales fraudes, au Sporting d’Anderlecht tout particulièrement, y seraient bientôt repérées... Car forts respectivement du mécénat de l’ex-brasseur Constant VandenStock, et de celui du futur patron de la puissante Kredietbank Eddy Wauters (lequel Wauters, moins accomodant que son pair bruxellois, dut d’abord mijoter quelques jours en cellule avant de daigner s’acquitter!): ces clubs de bénéficier bientôt du parapluie financier de leurs hommes forts, qui de fait prendraient sur leur fortune personnelle de régler les énormes arriérés fiscaux accumulés au cours des années...






Pour VandenStock à dire vrai, qui finalement y perdrait 5 jours d’interrogatoires et jusqu’à 70 millions de francs belges26 (soit un quart environ du budget du Sporting27, lequel gagnait alors, sur pelouse, de devenir «Meilleur club» officiel d’Europe en 198628... mais y eût pour de bon laissé ses aspirations de grandeur!), il n’y avait pas vraiment grand-choix: ses si chers et utiles hommes politiques, décisifs déjà lors de l’arrivée de Jurion, et qu’il se faisait fort d’accueillir et de chouchouter un weekend sur deux en tribune d’honneur29, avaient tant entrepris de déserter son stade, depuis les premières investigations de l’encombrant juge, qu’il s’empresserait de trouver un arrangement avec le fisc... - pourvu qu’au bénéfice de la si précieuse image de son club (laquelle, de fait, le sauverait quelques années plus tard...): l’histoire ne s’ébruitât pas!






Petit pour sa part, et quand bien même sa probable manoeuvre épargna sans doute au Standard de plus graves et insurmontables problèmes de comptabilité, avait gravement sous-estimé la détermination du «Sheriff» qui, tuyauté par Goethals ou durablement intrigué par la mention «Waterschei» figurant à cet insignifiant calepin, convoquerait finalement au Commissariat de Halle le capitaine de l’équipe nationale Erik Gerets, devenu maillon essentiel de l’AC Milan, ainsi que l’ensemble de ses anciens équipiers du Standard, tous arrachés dare-dare de leur entraînement avec les Diables Rouges, dans la journée fatale du 28 février 1984...






Et tandis que le solde des Diables Rouges poursuivaient donc, soudain hébétés, la préparation d’un match amical à livrer le lendemain face aux Allemands (premier de leur campagne de préparation à l’Euro français, et finalement perdu sur le score de 0-1), Gerets en particulier serait impitoyablement cuisiné par le juge Bellemans («J’ai été interrogé 13 heures durant sans discontinuer, par des gens qui ne m’ont pas une seconde traité comme un être humain»)... - lequel Bellemans communiquerait enfin, à la meute des journalistes entre-temps accourus, à 5 heures du matin et au terme d’une interminable journée et nuit d’interrogatoires, que le «Lion de Rekem» et ses ex-équipiers du Standard avaient fini par livrer un lourd secret: près de deux ans plus tôt, en prélude à leur finale catalane, et à l’instigation de leur entraîneur bruxellois Raymond Goethals, ils avaient en effet donné leurs primes de victoire aux humbles Limbourgeois de Waterschei, contre la promesse que ceux-ci, complaisamment,«levassent d’un peu le pied»...



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dislairelucien



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Mer 5 Déc 2012 - 20:24

C'est pas possible de suivre de pareilles interventions.
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Henry



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Mer 5 Déc 2012 - 20:58

En effet, HERVE, tout cela , nous avons pu le lire sur le lien que vous renseignez ailleurs,, les membres intéressés lisent votre lien, les autres passent.
Ici, cela fait redondance.



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HERVE



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Mer 5 Déc 2012 - 21:20


Je suis bien d'accord. Si Michel désire supprimer le texte et laisser le lien, cela ne me dérange pas. C'est tout-à-fait dans le sujet et cela parle beaucoup de Jef Jurion mais c'est décourageant de voir arriver un message d'une telle longueur.

Ceci dit, c'est un angle de vue neuf pour moi et j'ai été interpellé.

Cela vaut la peine de réfléchir au contenu même si la forme peut irriter.

Les commentaires sur le fond seront les bienvenus également, notamment parce que ce fil de discussion a peu changé depuis 2007 ...

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HERVE



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Jeu 6 Déc 2012 - 18:55



http://willyvandamme.wordpress.com/2012/12/05/een-dikke-turf-over-crapule/#respond

Extrait :

Wel zijn er in het boek enkele storende foutjes of tekortkomingen. Zo heeft hij het over de in 1978 door de Amerikaanse gebroeders Hunt samen met enkele oliesjeiks georganiseerde zilverspeculatie.

De bedoeling was al het vrij voorradige zilver op te kopen en zo als monopolisten wereldwijd de prijs te bepalen. Ook de Kredietbank, toen nog geleid door ex-voetballer Eddy Wauters, zat er hier tot over haar nek in. Wat niet wordt geschreven. Het was een overambitieus project dat echter faliekant afliep.

_ _


Cela vaut la peine de relire

http://www.sportvox.fr/article.php3?id_article=31246

Je crois comprendre que Eddy Wauters (et donc Jurion? Vanden Eynde?) était impliqué dans les manipulations des frères Hunt sur le marché de l’argent en 1978

Cela peut être important.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Ven 7 Déc 2012 - 10:11



Un article d'hier sur le monde du football...


Note : en ce qui concerne le blanchiment, les parkings payants présentent aussi des possibilités...

http://janstevens.wordpress.com/2008/02/02/de-oervader-van-de-betaalparking/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_De_Pauw

_ _ _


http://www.lesoir.be/133789/article/sports/football/2012-12-06/monde-du-football-sans-scrupule-face-à-l’argent-noir

Le monde du football sans scrupule face à l’argent noir

Bastien Doyen

Jeudi 6 Décembre 2012, 23h43

Jeudi soir, dans le cadre de l’émission « Panorama », la VRT a mis en lumière l’argent noir qui circule dans le milieu du ballon rond. Aussi bien au bas qu’au haut niveau.

Ainsi, les astuces ne manquent pas pour échapper au fisc. Une mécanique bien huilée où tous les acteurs semblent y trouver leur compte. Sauf le fisc.

Ainsi, un joueur indique, sous le couvert de l’anonymat, percevoir des primes à la signature pouvant grimper jusqu’à 10 ou 20 000€, sous la table. Et son salaire peut dépendre du nombre de points gagnés sur un mois. « On peut facilement gagner 2500€ par mois avec le football. » Mais pour quelques éléments, le salaire peut facilement atteindre 30 ou 40 000 euros, avec une enveloppe non-déclarée de 15 000€, par exemple. « Et, parfois, ils doivent conserver tout cet argent chez eux »

Mais comment l’échange de tels montants est-il possible ? Grâce à des liasses de billets qui parviennent aux dirigeants par l’intermédiaire des sponsors, qui n’hésitent pas à établir de fausses factures pour échapper à l’administration fiscale. « Une facture de 5000 € au lieu de 15 000€ ? C’est parfait, même idéal pour nous » affirme un responsable filmé à l’aide d’une caméra cachée.


Tous au cœur du système

« Attention, ce n’est pas un avantage fiscal mais bien illégal » précise-t-il, en toute franchise mais sans scrupule. Pour démontrer la supercherie, l’équipe de production a créé une société fictive et a approché 7 clubs dont six d’entre eux étaient prêts à signer un accord. « Parfois, il vaut mieux vendre que de ne rien avoir » ajoute un intervenant.

La pression auprès d’un joueur peut aussi provenir d’un agent qui reçoit lui aussi des commissions occultes. Bref, les intermédiaires sont liés et tous semblent profiter d’un système mis en place. « L’argent noir est aussi nécessaire pour payer les bénévoles et les entraîneurs »

Tout au long du processus, la discrétion est évidemment de rigueur. Ainsi, dans un e-mail, le nombre de bouteilles de vin (fictivement) offertes renseigné peut désigner des montants à blanchir qui ont été convenus par voie orale au coin d’une table. L’administration prend le problème à bras-le-corps et a intensifié les contrôles. Ce qui ne plaît guère aux clubs, mis sous pression.


La fraude est-elle une nécessité ?

Au-delà de l’acte délictueux, c’est tout un système qui ne tourne pas très rond. Le football au niveau amateur peut-il survivre sans les diverses combines ? Certains affirment que la méthode est une nécessité, et que les clubs dépendent financièrement des sponsors, mais aussi des rentrées financières issues de la billetterie et du catering qui ne sont pas toujours correctement déclarées.

De son côté, la Fédération déplore la situation et a pris les devants la saison dernière en organisant des séances d’informations sur le sujet afin que les entités se mettent en ordre et agissent dans la légalité.

Au cours de l’émission, l’éthique, s’il en existe une dans le football, en a également pris un coup. Pour certains dirigeants, l’argent n’a pas d’odeur. Même lorsque celui-ci ne provient que d’activités illégales (pornographie, téléchargement illégal…). « C’est tout simplement inacceptable. Ce sont des gens sans moral » réagit Steven Martens, le secrétaire de l’Union Belge de football, qui tiendra une conférence de presse ce vendredi midi en compagnie de Ronny Verhelst, président de la Pro League.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Mar 5 Nov 2013 - 18:20


Est-il possible qu'il y ait un lien avec Bernadette Lepièce, la compagne de Delhuvenne ?

Je pense à la "3e Mi-Temps" , l'établissement de l'avenue Théo Verbeeck, en face du stade, dont Mme Lepièce avait été la patronne avant de le vendre et s'installer dans l'extrême Sud, à Torrevieja, au 19 Calle de Formentera, de l'Urbanizacion Becisa.
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pami75



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Mer 6 Nov 2013 - 21:23

HERVE a écrit:

Est-il possible qu'il y ait un lien avec Bernadette Lepièce, la compagne de Delhuvenne ?

Je pense à la "3e Mi-Temps" , l'établissement de l'avenue Théo Verbeeck, en face du stade, dont Mme Lepièce avait été la patronne avant de le vendre et s'installer dans l'extrême Sud, à Torrevieja, au 19 Calle de Formentera, de l'Urbanizacion Becisa.
Je dirais plutôt Bernadette Lepièce, ex du réseau Montaricourt. Des dossiers disparus lors de son assassinat par un entrepreneur namurois...? Un article l'a évoqué à l'époque des faits et puis plus rien. Une simple histoire de factures impayées...
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dim



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Jeu 7 Nov 2013 - 9:55

rappellez-nous, qui était cet entrepeneur?
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K



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Jeu 7 Nov 2013 - 12:10

.


Dernière édition par K le Dim 21 Sep 2014 - 12:13, édité 1 fois
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dim



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Jeu 7 Nov 2013 - 13:37

Et son nom (l'homme de 47 ans)?
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pami75



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Jeu 7 Nov 2013 - 19:13

dim a écrit:
Et son nom (l'homme de 47 ans)?
Le nom a été donné dans les journaux du groupe Sud presse (la lanterne etc...) en septembre ou octobre dernier car le procès a eu lieu en Espagne.
Le père et le fils étaient des tueurs potentiels (même ADN retrouvé)
Je vais essayer de le retrouver (article)  ici on parle de Liège. Mais j'ai vu une autre source qui parle de Namur et qui cite le nom...
L'article ici en dessous date du 12 septembre 2013. Il faut regarder les journaux dans cette période...

http://www.nieuwsblad.be/article/detail.aspx?articleid=dmf20130911_00737198

http://www.spanjevandaag.com/costa-blanca/belgische-vader-en-zoon-betrokken-bij-moord-in-torrevieja-in-2007-voor-de-rechter/

ALICANTE - Een Belgische aannemer (50) en zijn zoon (23) staan in Spanje terecht voor de moord uit 2007 op een landgenote, de Brusselse Bernadette Lepiece (52), in Torrevieja.

Wie de 52-jarige vrouw uit Brussel in april 2007 in haar huisje in Torrevieja om het leven bracht, was jarenlang een mysterie. Een Zweedse buurvrouw trof Bernadette Lepiece dood aan, met een zware hoofdwonde. ‘Ze was pas vier maanden eerder naar Spanje verhuisd’, vertelde haar familie. Jarenlang baatte Bernadette een café uit naast het stadion van voetbalclub Anderlecht, ‘La 3e Mi-Temps’. ‘Met haar spaarcentjes wilde ze van haar oude dag genieten in Torrevieja.’

De familie wees meteen met een beschuldigende vinger naar M.Ch., een aannemer uit Luik die haar Spaanse huisje zou verbouwen, en zijn zoon L.Ch. ‘Tante had al vier keer klacht ingediend tegen hem. Hij was een oplichter en vroeg steeds meer geld.’ Volgens Spaanse media hadden de aannemer en Lepiece een relatie, maar kregen ze ruzie.

De Spaanse politie meende aanvankelijk dat de moord door inbrekers gepleegd moest zijn. De wijk werd toen geplaagd door een inbrekersgolf. De speurders pakten twee jongeren op. De aannemer en zijn zoon mochten na een verhoor beschikken.

Pas maanden later bleek uit DNA-onderzoek dat de aannemer en zijn zoon wel degelijk de moord gepleegd hadden. Ondertussen waren de twee op de vlucht geslagen. Pas in 2009 werd de zoon gevonden in Nederland en uitgeleverd. Een jaar later werd de vader opgepakt in Alicante.

Ruzie

Beiden staan nu terecht voor de moord. De drie zouden ruzie gemaakt hebben over de factuur van de renovatiewerken, waarna de aannemer met een hamer uithaalde. De openbare aanklager in Elche eist 25 jaar cel, voor zowel de vader als voor de zoon.


OK je l'ai trouvé !!!
C'est un certain Marc Charlot

http://www.diariodelavega.com/news/5779-23-years-in-jail-for-murdering-belgian-builder

23 years in jail for murdering Belgian builder

Icaro Comunicación Publicado el 16 Octubre 2013.
Marc Charlot killed a client in Torrevieja in 2007 in front of his son, who was acquitted

Two Belgian men were on trial in Elche for the murder of Bernadette Lepiéce, a fellow Belgian and client of the convicted Marc Charlot, a 51 year old builder. The sentence considered it proven that on the night of the incident he went to victim's home clearly intending to kill her – which came from the testimony of his son, who accompanied him and tried to intervene between his father and the victim. When he was unable to stop him, he said he left the house but that she was still alive at that point.

The jury found that the only one responsible for her death was the builder, who after carrying out work at her house had a disagreement with her over money and threatened her on several occasions.



The sentence has ordered that Mar Charlot serve a jail term of 23 years and pay compensation of 60,000 euros, having been found guilty of murder for beating Bernadette Lepiéce repeatedly in the head with a blunt object, which caused her death, as well as inflicting other injuries with the object that were only intended to prolong her agony. Marc's son was acquitted after testifying against his father and for not having had any previous connection with the victim, or very little with his biological father, who he had come to visit so he could get to know him better.
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dim



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Jeu 7 Nov 2013 - 20:30

bien, merci! l'entourage de ce monsieur? Namur, c'est toujours un endroit assez chaud
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HERVE



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Mar 17 Déc 2013 - 8:10


Extrait du livre de Charles Toumpsin :








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HERVE



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Mar 8 Juil 2014 - 18:24


Extrait de

"Kirschen et Co; la filière bleue" de Van Bosbeke André et Willems Jan
















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K



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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Mar 8 Juil 2014 - 20:48

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MessageSujet: Re: Jurion, Jef   Aujourd'hui à 19:10

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