les tueries du Brabant

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Anonymou
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MessageSujet: G   Mer 11 Juil 2007 - 15:52

On commence soft : trouvé sur le Net :

Une "traductrice" à la tête d'un introuvable "Comité Vigilant" fort de nombreux "collaborateurs" ... et quelques fidèles parmi lesquels il est difficile de distinguer les complices et les crédules ...
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Hector



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MessageSujet: Re: G   Jeu 12 Juil 2007 - 1:04

G découvert par hasard avant hier que le groupe G avait existé pendant la guerre, pas celle avec un grand G mais celle avec une petit g qui a fait quatre fois plus de morts. C'était un groupe de résistants qui a été peu à peu dissous après la libération. N'aurait-il pas pu être l'inspirateur d'un G plus moderne qui est pour nous surtout un point d'interrogation ?
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Hector



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MessageSujet: Re: G   Jeu 12 Juil 2007 - 19:54


Quartier Louise ULB (cours du bâtiment U)

1996 Aux résistants du Groupe G, auteur non identifié

"En hommage aux résistants du Groupe G et à tous ceux qui, au-delà des barrières idéologiques,
se sont levés contre la négation de l'homme et le silence imposé à la pensée humaine"

L'explication c'est que le groupe G a été créé à l'initiative d'étudiants, de professeurs et d'anciens de l'ULB (fermée par les Allemands en 1941) vers 1941 - 42.

Ce groupe de résistance spécialisé dans le sabotage était clairement anti-fasciste.

Robert Maistriau

En 1942 j’ai pu entrer en contact avec le « Groupe G », fondé notamment par anciens étudiants de l’université de Bruxelles. Le but était principalement de faire des sabotages pour freiner la production des usines qui intéressait les allemands. (...)
En septembre 1945 je suis rentré à la sûreté de l’état et l’on ma chargé de la liquidation administrative du « Groupe G ».
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undercover



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MessageSujet: Re: G   Jeu 12 Juil 2007 - 20:21

A t il reussi sa mission ?
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undercover



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MessageSujet: Re: G   Jeu 12 Juil 2007 - 20:27

Dans le groupe G, la lettre signifiait "Gendarmes", selon moi.
Ici, la lettre "G" a une autre signification.
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Phil



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MessageSujet: Re: G   Jeu 12 Juil 2007 - 20:28

Robert Maistriau

Je suis né le 13 mars 1921 à Ixelles.
Mon enfance et ma jeunesse se sont déroulées à Bruxelles. A 5 ans, mon père qui a terminé la première guerre comme général, m’a dit « après le français, tu dois apprendre l’allemand, parce que c’est la langue de nos ennemis. »
Après un an d’université, ma grande intention était de participer à la guerre.
En 1942 j’ai pu entrer en contact avec le « Groupe G », fondé notamment par anciens étudiants de l’université de Bruxelles. Le but était principalement de faire des sabotages pour freiner la production des usines qui intéressait les allemands.

J’ai eu l’occasion de participer avec deux camarades à une opération particulière qui était l’arrêt d’un train de juifs, convoyé par les allemands vers Auschwitz. Il s’agissait du 20ème convoi. Dans la soirée du 19 avril 1942, j’ai arrêté ce train entre Malines et Louvain, et permis à 17 personnes de sortir. Ce n’était pas beaucoup, mais les prisonniers ne voulaient pas sortir. On leur avait raconté qu’ils seraient emmenés dans un camp agricole, et ils le croyaient, les malheureux.
Il régnait un silence absolu. Pendant une seconde, pas plus, j’ai eu peur. J’ai ouvert un des wagons avec une pince. Des discussions se sont engagées. Quelques personnes sont sorties.
Je n’ai revu qu’une de ces personnes, en 1995, une dame polonaise. Un des fils de cette dame m’a dit : « sans vous je n’aurais jamais revu ma mère. »
C’est très émouvant. Avec le recul on a fait beaucoup de foin autour de cette histoire. Tant mieux si j’ai sauvé des gens…, si j’ai fait mon devoir, et puis c’est tout.
Les chauffeurs belges qui conduisaient le train jusqu’à Eupen ont arrêté plusieurs fois le convoi, je pense pour permettre de faire sortir les gens qui avaient réussi à casser des portes ou des fenêtres. A ce moment je suis parti me cacher chez moi.
Le 2 août 1943, plusieurs de mes amis ont été arrêtés. Par une chance extraordinaire, je n’avais pas logé chez moi la nuit.
En me rendant chez ma mère, une voisine m’a déconseillé d’y aller, car les allemands en sortaient. Je suis allé me cacher en forêt.
Deux mois plus tard je suis allé retrouver les dirigeants du Groupe G, qui m’ont confié un poste de dirigeant au niveau de l’organisation et du recrutement de résistants. J’ai été fort actif, notamment dans le Hainaut, puisqu’il s’agissait d’une des régions industrielle les plus active de l’époque. Notre but était de diminuer la production, ce qui mettait les allemands en difficulté au niveau du transport.
Nous avons arrêté et fait dérailler plusieurs trains, sans tuer les gens, et organisé ce qu’on a appelé « la grande coupure de courant » qui a permis d’arrêter le fonctionnement de certaines usines pendant plusieurs jours.
Le jour suivant la coupure je me suis fait arrêter, mais par un miracle extraordinaire, les allemands m’ont laissé seul dans un ancien hôtel. J’ai sauté par la fenêtre et me suis enfui à pied et en train jusqu’à Chiny.
J’ai continué à organiser le « Groupe G », en Ardennes, mais plusieurs de mes camarades et moi-même nous sommes fait arrêter en mars 1944. Les allemands n’ont heureusement pas fait la liaison entre mes activités au « Groupe G » et l’arrestation du train de juifs. Je pense que c’est cela qui m’a valu la survie.

On m’a envoyé à Breendonk et puis à Buchenwald où j’ai passé 14 mois. De là, on m’a mis dans un train qui devait me déporter vers Hanovre ou Hambourg. Je suis resté 5 jours sans manger.
Arrivés à Bergen-Belsen, nous avons pu manger « correctement ». Après une quinzaine de jours, nous avons vu apparaître des anglais qui nous ont dit que le lendemain on allait partir. Ils nous ont mis le 24 ou 25 avril 1945 dans des gros camions en direction de Turnhout. De là, j’ai téléphoné à ma mère qui était toute réjouie.
Il m’a fallu plusieurs mois pour me remettre. Au retour, je pesais 39 kilos.
Nous avons beaucoup souffert, mais ceux qui sont morts ont encore plus souffert. En septembre 1945 je suis rentré à la sûreté de l’état et l’on ma chargé de la liquidation administrative du « Groupe G ».
En 1946, le Général de Gaule nous a reçus à Paris. C’était très émouvant.

Avec le recul, je regrette qu’il ait fallu attendre 50 ans pour avoir un merci de certaines personnes que j’ai sauvées. Par contre, une dame de Saint-Idesbald dont j’ai sauvé le père m’a écrit une lettre qui … arrachait les larmes. Je l’ai conservée bien précieusement.
Je garde aussi un souvenir particulier, à Buchenwald, d’un médecin SS qui a apporté une écrevisse à un mourant. Un geste humain, excessivement rare, qui m’a beaucoup frappé.

Après la guerre, ce qui a beaucoup occupé ma vie a été la constitution d’une forêt au Congo, avec des semences du monde entier.
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Phil



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MessageSujet: Re: G   Jeu 12 Juil 2007 - 20:31

Je cite:"Avec le recul, je regrette qu’il ait fallu attendre 50 ans pour avoir un merci de certaines personnes que j’ai sauvées".


Merci pour nous en tout cas.
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undercover



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MessageSujet: Re: G   Ven 13 Juil 2007 - 12:44

Je connais ce "G", et il ne veut en rien dire "Gendarme".
Ce groupe avait une vocation et un objectif, peut etre repris et détournés par certains extremistes.
Un peu comme "la pucelle" par Le pen.
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Anonymou
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MessageSujet: Re: G   Ven 13 Juil 2007 - 12:57

undercover a écrit:
Je connais ce "G", et il ne veut en rien dire "Gendarme".
Ce groupe avait une vocation et un objectif, peut etre repris et détournés par certains extremistes.
Un peu comme "la pucelle" par Le pen.
Décidément, rien n'est jamais clair pour vous!
Et l'étendue de vos connaissances me laisse sans voix. Je m'incline volontiers devant tant de savoir.
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undercover



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MessageSujet: Re: G   Ven 13 Juil 2007 - 13:33

C'est sur que les tueries et affaires connexes sont tellement claires qu'après 20 ans, rien n'est résolu.
Mais , peut etre, en savez vous plus ?
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Hector



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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 1:43

Pour revenir au Groupe G, dont j'ai relu le fil et les documents qui y sont renseignés, il est frappant de constater que Martial Lekeu joue un rôle central dans sa découverte, d'abord en 1976 auprès de la gendarmerie, ensuite en mars 1989, lorsqu'il accorde une interview à Gilbert Dupont.

Or, dans le livre consacré aux tueries du même Gilbert Dupont, ni Lekeu, ni le Groupe G n'apparaissent une seule fois. La raison est simple en fait, le livre a paru en 1988 et l'interview date de mars 89. Mais cela montre tout de même quelque chose d'essentiel, avant cette interview, il ne semble pas être question d'un groupe secret dans la gendarmerie qui aurait été derrière les tueries et Martial Lekeu ne semble pas être un personnage important de l'affaire.

Le livre de Gijsels en parle lui, mais il date de fin 89, il a connaissance de l'interview de Dupont en mars, Troch et Lacroix ont rencontré Lekeu en Floride en août et la deuxième série de révélations de Lekeu est sortie dans Panorama en septembre.

La question est peut-être dès lors que dit-on de Lekeu avant mars 89 ? Est-il déjà un personnage connu des médias ?
On dit notamment de Lekeu que c'est ami de Latinus et qu'ils habitaient tous les deux boulevard Mettewie à Molenbeek. Mais René Haquin parle-t-il de lui dans son livre sur le WNP ?

Curieux personnage tout de même, dont B.R. nous a dit, si je ne me trompe, qu'il a travaillé pour les services israéliens sous le nom de Youri. Voilà une particularité intéressante pour quelqu'un qui se disait d'extrême droite et qui disait saluer ses collègues en faisant le salut nazi.

On peut remarquer également que dans les annexes du rapport de la deuxième commission on cite un PV du juge Troch datant de septembre 89 où celui-ci auditionne un certain L., qui travaille pour la Sûreté de l'Etat et est apparenté à Lekeu. Il confirme que Lekeu lui a révélé l'existence du Groupe G et que celui-ci était lié à un coup d'Etat au profit du CEPIC.

On peut se demander aussi pourquoi Lekeu révèle cela précisément en mars 89, en plein dans la première commission d'enquête et d'après ce que j'ai pu voir, avant les auditions de la gendarmerie et de la Sûreté de l'Etat.

Peut-on évacuer l'idée que l'interview de Lekeu était un énorme os à rongé jeté en pâture à ceux qui n'attendaient que cela ?

Pure supposition de ma part bien entendu, mais c'est un peu comme si la marièe était trop belle !

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undercover



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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 12:12

Disons que l'information est restée interne pendant longtemps.
Un rapport avait été redigé à Wavre, me semble t il, bien avant les déclarations de Martial.

Vous pouvez ajouter également la perquisition chez le pere Dossogne (non prévue); qui confirma tous les propos.
C'est la , qu'un élément matériel fut publié.
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Anonymou
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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 12:15

Là oui, bonne idée , on en reparle de cette liste car à chaque fois que j'en parle certains éludent la question!!!!

Celui qui a vu la liste était pas seul , il me semble!!!!!
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undercover



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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 13:13

Selon BR, le groupe G ne serait que quelque chose d'embrionnaire (sauf erreur).
Mais selon vos propos :
Citation :
il est frappant de constater que Martial Lekeu joue un rôle central dans sa découverte, d'abord en 1976 auprès de la gendarmerie, ensuite en mars 1989, lorsqu'il accorde une interview à Gilbert Dupont.
On peut remarquer que le groupe existait déjà en 1976 ?
Avez vous la date de sa création ?
Et de sa non extinction ? Very Happy Very Happy Very Happy
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Hector



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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 13:41

Tout est expliqué en long et en large dans les annexes du rapport de la Commission en 1997 (les références sont dans le fil consacré au groupe G).

Lekeu en parle en 76 à sa hiérarchie après avoir rencontré Dossogne et Mievis, la hiérarchie surveille l'histoire au point d'organiser une écoute pendant plus de 15 jours, notamment d'un réunion. Les sanctions (mutations) tombent et interdiction est faite aux gendarmes concernés d'avoir encore des contacts avec le Front de la jeunesse.
Apparemment, plus personne n'entend parler de cette histoire jusqu'en mars 1989, moment où Lekeu la ressort au profit de Gilbert Dupont.
J'ajoute que Lekeu quitte la gendarmerie en 1979 pour un poste dans les Ardennes d'où il démissionnera en 1984 pour ensuite émigrer (s'enfuir dira-t-il) aux Etats-Unis.

Ce qui me frappe c'est que l'histoire du Groupe G connaît une éclipse de 13 ans et qu'aux deux bouts de l'éclipse on retrouve le même Martial Lekeu.
Personne ne semble jamais évoquer le Groupe G avant mars 1989 !
Qu'il y ait eu des gendarmes d'extrême droite, qu'il y en ait encore, cela semble une évidence, mais en quoi est-ce surprenant ? Ce qui serait vraiment étonnant, c'est que la gendarmerie soit un repère de marxistes.
De là à penser que ces gendarmes se regroupent pour fomenter un coup d'Etat, il y a un pas énorme à franchir que seules les déclarations de Lekeu permettent. Il y a cette liste trouvée, mais en quoi une liste de noms forme-t-elle une preuve de l'existence d'un groupe, a fortiori quand celui-ci est réputé être ultra-secret.

Finalement, les déclarations de Lekeu tombent à point nommé pour relier toute une série de personnages qui touchent de près ou de loin à l'extrême droite, un peu comme les armes trouvées à Ronquières relient entre elles toutes les affaires.

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Anonymou
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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 14:02

Hector a écrit:
Tout est expliqué en long et en large dans les annexes du rapport de la Commission en 1997 (les références sont dans le fil consacré au groupe G).

Lekeu en parle en 76 à sa hiérarchie après avoir rencontré Dossogne et Mievis, la hiérarchie surveille l'histoire au point d'organiser une écoute pendant plus de 15 jours, notamment d'un réunion. Les sanctions (mutations) tombent et interdiction est faite aux gendarmes concernés d'avoir encore des contacts avec le Front de la jeunesse.
Apparemment, plus personne n'entend parler de cette histoire jusqu'en mars 1989, moment où Lekeu la ressort au profit de Gilbert Dupont.
J'ajoute que Lekeu quitte la gendarmerie en 1979 pour un poste dans les Ardennes d'où il démissionnera en 1984 pour ensuite émigrer (s'enfuir dira-t-il) aux Etats-Unis.

Ce qui me frappe c'est que l'histoire du Groupe G connaît une éclipse de 13 ans et qu'aux deux bouts de l'éclipse on retrouve le même Martial Lekeu.
Personne ne semble jamais évoquer le Groupe G avant mars 1989 !
Qu'il y ait eu des gendarmes d'extrême droite, qu'il y en ait encore, cela semble une évidence, mais en quoi est-ce surprenant ? Ce qui serait vraiment étonnant, c'est que la gendarmerie soit un repère de marxistes.
De là à penser que ces gendarmes se regroupent pour fomenter un coup d'Etat, il y a un pas énorme à franchir que seules les déclarations de Lekeu permettent. Il y a cette liste trouvée, mais en quoi une liste de noms forme-t-elle une preuve de l'existence d'un groupe, a fortiori quand celui-ci est réputé être ultra-secret.

Finalement, les déclarations de Lekeu tombent à point nommé pour relier toute une série de personnages qui touchent de près ou de loin à l'extrême droite, un peu comme les armes trouvées à Ronquières relient entre elles toutes les affaires.
Je partage 100% votre avis, n'en déplaise à Under qui veut absolument que ce groupe ait continué à exister jusqu'en 1989.
Le groupe s'est arrêté avec les sanctions et surtout sa découverte.
Du reste, à quoi peut bien servir un groupe secret, s'il n'est plus secret?
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undercover



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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 14:11

Moi, je ne veux rien .

Citation :
De là à penser que ces gendarmes se regroupent pour fomenter un coup d'Etat, il y a un pas énorme à franchir que seules les déclarations de Lekeu permettent.
Vous faites erreur sur ce point. Il n'y a pas que la déclaration de Lequeu.

Les groupes d'extreme droite ne formentent rien, bien sur. Et le groupe de l'armée qui vient de "tomber", il ne formentait rien, non plus... Very Happy Very Happy Very Happy
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Anonymou
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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 14:29

Et si c'était plus compliqué, n'en déplaise à Bob

[ Au même moment où le Groupe M et le Groupe G se structuraient. Ces deux derniers, véritables cellules clandestins du Front de la jeunesse, regroupaient respectivement les militants membres des forces armées et ceux de la gendarmerie. Par la suite, on apprendra que le FJ avait été utilisé (manipulé?) pour des missions de fichage, à la fois par des structures paramilitaires, policières, la gendarmerie et des personnalités liées au CEPIC.

Un an après son arrivée au Front, Latinus mit sur pied Delta Nord, qui donnera ensuite naissance au Westland new post (WNP). Dirigée notamment avec Jean-Marie Paul et Béatrice Bosquet, cette organisation clandestine sera présentée comme étant une dissidence du FJ. Au même moment, par le biais de personnalités importantes du CEPIC, Latinus devint successivement fonctionnaire à l'ONEM (le service chômage belge), conseiller-adjoint au ministère de l’Emploi et du Travail et conseiller au cabinet politique de la secrétaire d’Etat Cécile Goor (PSC).
]
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billbalantines



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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 14:34

Hector a écrit:
Tout est expliqué en long et en large dans les annexes du rapport de la Commission en 1997 (les références sont dans le fil consacré au groupe G).

Lekeu en parle en 76 à sa hiérarchie après avoir rencontré Dossogne et Mievis, la hiérarchie surveille l'histoire au point d'organiser une écoute pendant plus de 15 jours, notamment d'un réunion. Les sanctions (mutations) tombent et interdiction est faite aux gendarmes concernés d'avoir encore des contacts avec le Front de la jeunesse.
Apparemment, plus personne n'entend parler de cette histoire jusqu'en mars 1989, moment où Lekeu la ressort au profit de Gilbert Dupont.
J'ajoute que Lekeu quitte la gendarmerie en 1979 pour un poste dans les Ardennes d'où il démissionnera en 1984 pour ensuite émigrer (s'enfuir dira-t-il) aux Etats-Unis.

Serait intéressant de connaître son parcours précis entre ces deux dates. Les propos qu'il tient à Troch lors de ses contacts sont assez intéressants et semble montrer que le personnage 'brode' un peu...en fonction de ses interlocuteurs. Il est pris en flagrant délit de rétention d'information ou de mensonges sur la poursuite du groupe G au-delà de 1980. Ses relations avec les US sont aussi très floues. La DEA semble avoir le dos large...
Ce qui me frappe c'est que l'histoire du Groupe G connaît une éclipse de 13 ans et qu'aux deux bouts de l'éclipse on retrouve le même Martial Lekeu.
Personne ne semble jamais évoquer le Groupe G avant mars 1989 !
Balfroid parle d'une structure au sein de la gendarmerie dès 1986, mais il s'agit du GAP semble-t-il? Qui a entendu parler de ce 'machin'?
Qu'il y ait eu des gendarmes d'extrême droite, qu'il y en ait encore, cela semble une évidence, mais en quoi est-ce surprenant ? Ce qui serait vraiment étonnant, c'est que la gendarmerie soit un repère de marxistes.
De là à penser que ces gendarmes se regroupent pour fomenter un coup d'Etat, il y a un pas énorme à franchir que seules les déclarations de Lekeu permettent. Il y a cette liste trouvée, mais en quoi une liste de noms forme-t-elle une preuve de l'existence d'un groupe, a fortiori quand celui-ci est réputé être ultra-secret.

Finalement, les déclarations de Lekeu tombent à point nommé pour relier toute une série de personnages qui touchent de près ou de loin à l'extrême droite, un peu comme les armes trouvées à Ronquières relient entre elles toutes les affaires.
Les 'leurres' sont très utiles pour dérouter l'ennemi. Ou l'opinion publique. Est-on dans ce cas d'espèce? Si oui, quel est le véritable adversaire qui en profite pour passer à travers les mailles du filet...?

Très intéressant ces quelques derniers échanges. Commentaires en rouge dans le texte qui précède.
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Hector



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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 15:43

Il est fort possible que d'autres personnes aient dit des choses sur le Groupe G après les déclarations de Lekeu en 1989, cela étant, ce qui m'étonne, c'est qu'après six années d'enquête de Gilbert Dupont pour son livre, il n'ai jamais entendu parler ni du groupe G, ni de Lekeu. A ma connaissance, avant 89, il n'a jamais été question d 'un coup d'Etat inspiré par un groupe structuré dans la gendarmerie à propos es tueires du Brabant.
Ce dont il a été question, et ce dès l'affaire Dekaise, c'est du fait que des gendarmes, éventuellement liés à l'extrême droite, pourraient avoir été les auteurs des tueries. C'est tout de même très différent.
Je rappelle en outre que le livre de rené Haquin Des taupes dans l'extrême droite, publié en 1984, met en lumière les relations troubles de la Sûreté de l'Etat avec l'extrême droite, pas de la gendarmerie
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undercover



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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 18:02

Je trouve votre réflexion intéressante.
Mais pourquoi donner plus d'importance au travail de G.D. ?
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Hector



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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 18:54

J'utilise le bouquin de GD pour montrer qu'à l'époque où il l'a écrit, on ne parlait pas d'un groupe G dans la gendarmerie, ce qui montre qu'à cette époque, la perception de l'affaire est très différente. C'est aussi une manière de relire cette affaire, par exemple, il serait intéressant de connaître le sentiment de la presse entre les deux périodes des tueries, voire même de se replacer à l'époque où on n'avait pas encore relié les affaires.

Pourquoi ? Parce que je pense que les années ont accumulé plus de rumeurs que d'informations réelles et qu'aujourd'hui l'ensemble ressemble à une énorme masse qu'on ne sait pas par quel bout prendre.

A cet égard, une expérience à réaliser est de relire le description de l'attaque de Dekaise (extrêmement détaillée) qui est donnée dans le rapport de la première commission et donc dans le livre Haquin-Mottard. On s'aperçoit très vite qu'il y a de grosses différences avec ce qu'on pense généralement et qu'on a oublié beaucoup de détails.
Franchement ça vaut le coup de le faire. Il est évidemment dommage que nous ne disposions pas d'une version aussi complète des faits pour les autres affaires, même si trois autres attaques sont décrites dans le rapport, mais de manière moins complète.
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undercover



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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 18:59

J'ai difficile à vous suivre.
Vous vous basez sur le livre de GD. Ok.
Cela vaut ce que cela vaut.
Selon moi, les rapports apportent un peu plus d'info.
Un journaliste comme Haquin, jusqu'en 1987 en apporte des intéressantes.
Des rapports internes, des parlementaires, des anciens enquêteurs, etc... expliquent la mouvance et l'ambiance de l'époque.
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Hector



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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 20:09

Ce n'est pas tellement ça, une info sort toujours "avec une idée derrière la tête", mais dans ce cas, je suis malheureusement incapable d'affirmer laquelle. Ce que je veux dire, c'est que notre vision globale de l'affaire aujourd'hui est conditionnée par certains événements, notamment l'apparition du groupe G avec Lekeu. La question que je me pose est la suivante : est-il intéressant de tenter de comprendre l'affaire en "oubliant" certaines choses que l'on sait ou que l'on croit savoir.
Exemple : quelle est ma vision des tueries s’il n'y a pas de découverte des armes qui relient l'affaire ? C'est simplement une méthode, une manière d'appréhender les faits de manière plus brute.
Je crois que nous en sommes tous à nous poser éternellement les mêmes questions, alors pourquoi ne pas tenter de penser l'affaire autrement, en essayant d'oublier les a priori que nous nous sommes construits avec le temps.

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undercover



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MessageSujet: Re: G   Sam 14 Juil 2007 - 20:19

Pour cela, il faut avoir acces au dossier et ceux qui le possède ne désirent pas qu'on y jette un oeil. Crying or Very sad
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MessageSujet: Re: G   Aujourd'hui à 22:59

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