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 Le double meutre de la rue de la Pastorale

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Pol Silentblock

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MessageSujet: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Dim 5 Aoû 2007 - 22:45

Marcel Barbier était quand même au WNP et connaissait Claude Delperdange...
Encore un exemple de réglement de compte dans la foulée des TBW.
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dcmetro



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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Mar 16 Fév 2010 - 21:08

Serait-il possible d'avoir quelques infos suplementaires ??

L'auteur est bien le membres du WNP Eric Lammers ?? On a parlé de meurtre rituel ?? Pourquoi ??

Qui etaient les victimes ??
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Henry

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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Mer 17 Fév 2010 - 0:11

Barbier a été condamné et Lammers a été acquitté.
Une des victimes était l'ex-mari de la concubine de Barbier.
Je ne sais plus pourquoi cela a été qualifié de rituel.
René Haquin explique beacoup de chose dans son livre sur le WNP.
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dcmetro



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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Mer 17 Fév 2010 - 11:21

Merci Henry
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VicarInAspic



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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Ven 29 Oct 2010 - 11:22

Demande info: quels étaient les noms des deux victimes Rue Pastorale?

MERCI!
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michel
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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Ven 29 Oct 2010 - 11:34

Francesca Arcoulin et Alphons Vandermeulen.

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"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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VicarInAspic



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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Ven 29 Oct 2010 - 12:21

Merci Michel.
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VicarInAspic



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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Ven 29 Oct 2010 - 17:07

Autre question à Michel:

les coup des 'faux douaniers' c'était quoi/quand déjà?

MERCI!
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michel
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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Ven 29 Oct 2010 - 18:36

VicarInAspic a écrit:
Autre question à Michel:

les coup des 'faux douaniers' c'était quoi/quand déjà?

MERCI!

Désolé, mais cela ne me dit rien.

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VicarInAspic



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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Ven 29 Oct 2010 - 19:25

@Michel

Il y a eu une arnaque, je crois, type 'Zwarts', mais les ravisseurs portaient des uniformes de douanier.
Merci!
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Henry

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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Ven 29 Oct 2010 - 21:05

michel a écrit:
VicarInAspic a écrit:
Autre question à Michel:

les coup des 'faux douaniers' c'était quoi/quand déjà?

MERCI!

Désolé, mais cela ne me dit rien.
L'histoire la plus connue des faux douaniers fait partie de l'Affaire François ou des gendarmes déguisées en douaniers laissaient passer des quantités de drogues à l'aéroport.
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VicarInAspic



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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Ven 29 Oct 2010 - 21:19

@Henry.

Oui, c'est bien ça. Merci!!
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michel
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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Mer 22 Oct 2014 - 21:26

Barbier coupable.
Lammers innocent.

Un coupable manque. Qui fut le premier à avouer : Christian Elnikoff. Mais il est mort.

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( Dr. Robert RENDU)
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Boemerang



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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Mer 22 Oct 2014 - 21:52

Les victimes




Francesca Arcoulin




Alfons Vandermeulen
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Luc



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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Jeu 23 Oct 2014 - 12:37

CRIMES DE LA PASTORALE: UN VIEUX DU WNP AVOUE ET DISCULPE BARBIER...
HAQUIN,RENE

Page 1;6

Samedi 15 juillet 1989

Crimes de la Pastorale:

un vieux du WNP avoue

et disculpe Barbier...

Rebondissement dans les dossiers brûlants sur lesquels la commission d'enquête sur le banditisme et le terrorisme a «planché» jusqu'il y a huit jours: Christian Elnikoff, un des «vieux» du groupe néo-nazi «Westland New Post» de Paul Latinus, s'accuse aujourd'hui du double assassinat de la rue de la Pastorale le 18 février 1982 à Anderlecht, pour lequel Marcel Barbier, aujourd'hui en prison, fut condamné à perpétuité en 1987. Assez peut-être pour recommencer le procès.


Elnikoff a posté jeudi ses aveux, notamment à notre adresse. Puis il a téléphoné à un proche et au 101 avant de tenter un double suicide à son domicile à Etterbeek: taillades profondes dans le bras droit, électrocution dans le bain.

Il n'est pas mort. Vendredi matin, nous l'avons trouvé salle 9, aux urgences de l'hôpital d'Etterbeek.

Elnikoff, alias Müller au WNP, nous a répété ses aveux: «En 1982, il (Paul Latinus) m'a demandé de liquider le couple VDMeulen-Arcoulin, sous le prétexte habituel pour lui qu'ils étaient ennemis. J'ai exécuté la mission, de la façon qu'il avait demandée, je les ai tués deux fois».

Aveux écrits, signés, authentifiés par l'empreinte du pouce droit, qu'Elnikoff, 57 ans, ancien de l'OAS et militant WNP, nous a confirmés avant de les répéter à la police judiciaire: «Oui, c'est moi, accompagné d'un autre gars, qui ai tué à la rue Pastorale en février 1982. Un troisième était dehors, qui se promenait à côté de la voiture.

» Maintenant, puisque j'ai décidé d'arrêter les frais, d'en finir, j'aime autant que ce ne soit pas un pauvre type comme Marcel Barbier (condamné à perpétuité par les assises du Brabant en mai 1987, sur aveux ensuite rétractés mais sans preuve) qui paye les pots.

» Après cette affaire, Latinus m'a dit d'étouffer et de cavaler. J'ai quelqu'un pour porter le chapeau, me disait-il.»

RENÉ HAQUIN.


Suite en sixième page.


Barbier, la victime d'une erreur judiciaire?

Voir début en première page.


J'ai toujours pensé que l'enquête aboutirait ailleurs que sur la tête de Barbier. Je crois avoir utilisé un colt que j'ai remis à Latinus après. Et une dague que... je ne sais plus... j'ai jetée je pense dans le canal. J'ai eu tellement d'armes dans ma vie...»

Christian Elnikoff, un Français né à Lille le 27 avril 1932 et qui vit depuis des années au troisième étage du 121, avenue Hansen-Soulie à Etterbeek, raconte aussi ce qui devait être jeudi sa dernière après-midi:

«J'ai posté mes lettres vers 14 heures. J'ai ensuite téléphoné à un proche, en lui donnant le mot-code dont il connaissait la signification. Ceci pour dire que j'allais me supprimer. Puis j'ai appelé au 101 des «personnes compétentes pour faire le ménage» avant que ma femme rentre, vers 17 ou 18 heures. Inutile qu'elle trouve mon corps elle-même. Je me suis entaillé le bras. Je suis rentré chez moi, je me suis allongé dans le bain avec la radio branchée sur le secteur. J'ai balancé le poste dans l'eau. J'ai senti comme un tressaillement dans les mollets et une douleur derrière la cuisse.»

L'ambulance et la police sont arrivés à 14 h 45. Sur le palier, le plomb du tableau électrique avait sauté. Sur la porte de l'appartement, Elnikoff avait laissé un mot indiquant aux policiers qu'il fallait tourner trois fois à droite et leur demandant de fermer la porte quand tout serait fini, pour que le chat ne s'échappe pas. Il leur avait aussi laissé une copie de la lettre de sept pages postée quelques instants plus tôt et que nous avons trouvée hier matin dans notre courrier. La police paraît n'avoir pas compris immédiatement le message. Christian Elnikoff n'avait encore été interrogé par personne quand nous l'avons retrouvé à l'hôpital d'Etterbeek. Voici quelques extraits significatifs de sa lettre:

Marcel Barbier est innocent, pour moi, du crime de la Pastorale dont on l'a accusé; d'accord il avait fait des aveux, mais sur l'ordre du «maréchal» Latinus (lequel avait en quelque sorte subjugué Marcel depuis que ce dernier avait l'âge de 16 ans (...) Je me suis fait pigeonner comme pas mal d'autres (...) Je crois quand même être parvenu à égaliser plus ou moins le score, comme on dit, puisque par chance et sans y avoir grand mérite, je suis parvenu à démolir les CCC. On ne peut pas toujours gagner, mais on ne peut pas perdre toujours non plus; moi je suis fini, malade, rendu de ce fait totalement inutile, ou presque, ce qui explique cette mise au point.

Je demande à tous (...) comprenez (...) que j'en suis arrivé à un point de fatigue morale et physique que je n'avais pas encore atteint. Et que je VEUX me REPOSER (...) Je pense que certaines des personnes concernées me comprendront et voudront bien excuser le retard que je mets à «régler le problème». Adieu à tous (...) En 1982, il (Latinus) m'a demandé de liquider le couple VDMeulen Arcoulin (...) J'ai exécuté la mission, de la façon qu'il avait demandée, je les ai tués deux fois (...) A noter que Latinus m'avait certifié qu'il ferait «porter le chapeau» à l'un de nos ennemis. Avoir agi comme je l'ai fait était une connerie (...) c'est l'une des raisons pour lesquelles je tiens à remettre les choses en place (...) Dans ce coup-là, il sera, je pense, possible de le (Barbier) sortir de cette situation qu'il n'a pas méritée (...) Même pour cette erreur, il n'est qu'en très minime partie responsable, car il existe une personne qui sait très bien pourquoi Marcel faisait ainsi confiance...

Elnikoff n'en dit pas plus sur l'identité de cette personne, ni sur celles des deux personnes qui selon lui l'accompagnaient en février 1982 pour perpétrer le double assassinat de la rue de la Pastorale. Datée du 10 juillet (lundi), postée le jeudi 13 après-midi, la lettre qui nous est parvenue hier matin est signée Feu Christian Elnikoff, alias G. Béranger, alias Müller. Nous nous sommes aussitôt rendus à son appartement et y avons appris, par un voisin, qu'Elnikoff avait été hospitalisé jeudi après midi. La police d'Etterbeek a confirmé l'information, sans se rendre compte que la lettre d'adieu laissée près de la baignoire apportait des éléments de nature à faire rouvrir le procès du double assassinat de la rue de la Pastorale.

Dans cette lettre, Elnikoff cite d'autres membres de l'extrême-droite, il parle des CCC, il évoque la «carrière» et le «suicide» de Paul Latinus, il dénonce le rôle d'agents de la Sûreté dans le contexte d'un plan de déstabilisation politique et fait référence, sans les nommer toutes, à d'autres personnes impliquées, sur lesquelles nous reviendrons plus tard.

Bréviaire creux

Ancien de l'OAS, venu s'installer en Belgique après la guerre d'Algérie, Elnikoff avait rencontré Latinus il y a une dizaine d'années, dans la région d'Ottignies. Une tête brûlée qui vendredi matin à l'hôpital d'Etterbeek, sortant de sa mauvaise nuit, nous faisait encore d'étranges réponses.

- «Qu'est-ce qui me prouve maintenant que vous n'avez pas inventé toute cette histoire?» Elnikoff n'apporte aucune preuve à l'appui de ses aveux, mais il les confirme même pendant la courte visite que lui rend sa femme, après le repas de midi:

- Le crime de la Pastorale, c'était un jeudi. Je crois que j'avais un colt, que j'ai dû remettre par la suite à Latinus, et une dague, que j'ai jetée dans le canal, si je me souviens bien.»

- «Ce double assassinat n'a servi à rien. Si c'est bien vous et pas Marcel Barbier qui avez tué Alphonse Vandermeulen et sa compagne Francesca Arcoulin en 1982, vous l'avez regretté par la suite? Vous en avez du remords?»

Il rit: «Remords? Zéro. C'était du boulot, pour moi. J'ai été pendant deux ans à Alger le chef d'un commando de tueurs, et je m'y réservais les boulots difficiles. Par exemple, j'ai flingué une salope dans un hôpital, pour un «travail» qui n'était pas terminé. Il y avait deux flics à la porte. Pour y arriver, j'avais passé une soutane et j'avais un bréviaire creux... Nous avions à notre actif plus de deux cents attentats avant le putsch d'Alger. Après, j'ai appartenu au groupe Lambda chargé de faire la police interne...»

«Pourquoi avoir décidé jeudi d'expédier vos aveux par la poste puis d'en finir?»

«J'ai envoyé mes aveux à la commission d'enquête, au procureur, à vous et à un certain nombre de personnes que cela intéresse. Pour moi, c'était fini. Dès le moment où les lettres ont été postées, tout était décidé. Je ne sers plus à rien. J'étais moniteur d'auto-école, je n'ai plus obtenu les certificats médicaux. J'ai écrit, déchiré, réécrit. Puis quand ça a été terminé, j'ai décidé...»

Rien que des aveux

L'histoire judiciaire enseigne que les aveux ne valent jamais preuve. Le procès des Borains aux assises de Mons l'a bien illustré l'an dernier. Il y a donc lieu de prendre les révélations d'Elnikoff avec les réserves d'usage, en notant qu'il n'apporte aucune autre précision que des détails révélés dans la presse depuis longtemps. A une exception: la présence d'un troisième homme rue de la Pastorale le soir du double assassinat. Mais Elnikoff refuse de révéler les identités de ses deux complices.

Ces aveux doivent aussi être évalués dans le contexte du double suicide manqué, qui à première vue n'a rien d'une comédie: c'est bien malgré lui qu'Elnikoff a survécu à l'hémorragie et à l'électrocution. Vendredi au début d'après-midi, il nous a demandé de lui apporter des cigarettes, en attendant l'arrivée de la police...

R. Hq.


Une chance de comprendre le trouble crime

de la Pastorale et les mystères du WNP

La chose est jugée: Marcel Barbier est un assassin. En mai 87, douze jurés de la Cour d'Assises du Brabant s'en sont dit convaincus, et ont donc condamné le militant du WNP à la prison à perpétuité. C'était le châtiment infligé à celui qu'on tenait pour coupable du double «crime de la Pastorale» et qui croupit toujours en prison.

Mais le procès avait laissé un goût amer. Procédures bâclées, enquêtes ratées, faux témoignages... Et par dessus-tout: cette impression qu'on avait d'être «à côté» d'une terrible vérité que personne ne voulait faire surgir. Ni ceux qui pouvaient, ni ceux qui devaient. La vérité du WNP, cette milice néo-nazie qui fait peur et intrigue aujourd'hui encore.

Hier, Elnikoff, un autre «soldat» du WNP s'est accusé du double assassinat. Il en a disculpé Barbier. Un peu tard, sans doute... mais en offrant aussi, peut-être, une nouvelle chance de percer l'énigme des crimes de la Pastorale et, surtout, les mystères du WNP.


C'était le 18 février 1982, vers 22 h 30. Deux hommes arrivés en voiture montèrent l'escalier d'un petit immeuble situé au 97 de la rue de la Pastorale, à Anderlecht. Dans l'appartement du 1er étage cohabitaient Francesca Arcoulin (44 ans) et Alfons Vandermeulen (31 ans).

Les voisins du rez-de-chaussée n'avaient rien entendu. Pas de coups de feu. Seulement, dirent-ils aux policiers, deux «forts bruits sourds»... Sans doute le choc des deux corps tombant au sol.

Les deux victimes de la rue de la Pastorale avaient été assassinées. Méthodiquement. Presque rituellement. Gorges tranchées puis trois balle dans la tête de Francesca et deux autres dans la nuque d'Alfons.

Dix-huit mois plus tard seulement, un coin du voile allait commencer à se lever sur ce mystère... Le 16 août 83, la police de Forest avait appréhendé un certain Marcel Barbier en pleine rixe avec son frère. Chez Barbier, on avait découvert de nombreux documents secrets volés à l'Etat-major général des armées. En octobre 83, au cours d'un interrogatoire à la police judiciaire, Barbier... avait avoué le double crime, révélé l'existence d'une milice à laquelle il appartenait, le WNP, et donné (ou confirmé) le nom de son complice: Eric Lammers.

Le vol des secrets de l'Otan, le double crime de la Pastorale... ce n'étaient qu'une petite partie de l'iceberg qui sortait alors du brouillard: le Westland New Post (1). Une organisation criminelle d'inspiration néo-nazie conduite par le «maréchal» Paul Latinus. L'une des plus énormes et des plus inquiétantes énigmes de l'histoire criminelle du pays.

Depuis la découverte du WNP, on n'a cessé de s'interroger sur cette organisation dont le chef est mort suicidé ou assassiné. Dont les membres avaient été à la fois instruits, entraînés... et surveillés par des agents de la Sûreté de l'Etat. Dont les plus fidèles soldats fichaient des ennemis présumés, préparaient des attentats, tuaient et menaçaient. Tout cela au nom d'un fumeux «intérêt supérieur» et «sur ordre».

«Sur ordre»... c'est la phrase que Barbier a écrite en novembre à son juge d'instruction et qu'il a répétée en mai 1987 au cours du procès d'assises mettant un point final - on le croyait - à l'affaire du double crime. «J'ai avoué le double assassinat sur ordre de mon chef, Paul Latinus». Lammers, lui, nia toujours farouchement, présentant même l'alibi de sa présence obligatoire à l'Ecole royale militaire (où il était élève) le soir du crime.

Le 25 mai 1987, les douze jurés de la Cour d'Assises du Brabant acquittèrent donc Maurice Lammers... et condamnèrent Marcel Barbier à la prison à perpétuité. Pour le jury, les aveux de Barbier, c'était la vérité; ses rétractations, des mensonges.

La rixe avec son frère... c'était en août 83. Voilà bientôt six ans que Barbier vit donc au rythme des lourdes clés qui claquent dans la porte de sa cellule, matin et soir. Le voilà peut-être, avec les aveux d'Elnikoff, qui se prend déjà à espérer qu'on va refaire son procès. Ce procès qui avait laissé un goût amer. Ce procès qui n'était jamais sorti de son trouble arrière-fond de mensonges, de manipulations, de procédures bâclées, d'enquêtes ratées, de faux témoignages (dont celui d'un agent de la Sûreté).

ALAIN GUILLAUME.

(1) Thème du livre (épuisé): «Des taupes dans l'extrême-droite».
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Whoknows



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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Ven 10 Fév 2017 - 13:33

Petite hypothèse sur le motif (si Barbier est effectivement un des meurtries) :

Dans le rapport de la Commission I, on peut lire que Barbier habitait chez son amie mais qu'il était domicilié ailleurs (pour que son amie touche une indemnité plus grande). Son amie avait 3 enfants.
Or quand un enfant était orphelin, à l'époque, il touchait le double des allocations familiales et avait droit à une carte vipo permettant de voyager moins cher, de payer moins de frais médicaux, etc. Un orphelin avait également automatiquement (je crois) droit à une bourse d'études.
La veuve avait également droit à la carte vipo.

Vous allez dire que cela ne vaut pas la peine de tuer 2 personnes pour cela mais on serait parfois étonné.
En plus le meurtre pouvait servir à la fois d'exercice pratique (excusez mon expression) et avoir un intérêt financier.

Et si Barbier n'a pas donné le motif, c'est pour que son amie ne soit pas inquiétée. Il devait penser que même en avouant il serait libéré grâce à Latinus (et ses contacts SE, Américains, etc.).
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Hoho



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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Lun 21 Aoû 2017 - 18:01

Whoknows a écrit:
Petite hypothèse sur le motif (si Barbier est effectivement un des meurtries) :

Dans le rapport de la Commission I, on peut lire que Barbier habitait chez son amie mais qu'il était domicilié ailleurs (pour que son amie touche une indemnité plus grande). Son amie avait 3 enfants.
Or quand un enfant était orphelin, à l'époque, il touchait le double des allocations familiales et avait droit à une carte vipo permettant de voyager moins cher, de payer moins de frais médicaux, etc. Un orphelin avait également automatiquement (je crois) droit à une bourse d'études.
La veuve avait également droit à la carte vipo.

Vous allez dire que cela ne vaut pas la peine de tuer 2 personnes pour cela mais on serait parfois étonné.
En plus le meurtre pouvait servir à la fois d'exercice pratique (excusez mon expression) et avoir un intérêt financier.

Et si Barbier n'a pas donné le motif, c'est pour que son amie ne soit pas inquiétée. Il devait penser que même en avouant il serait libéré grâce à Latinus (et ses contacts SE, Américains, etc.).

Selon ce document, à la page 4 du PDF : ftp://digital.amsab.be/pubs_serials/Combat_1961-1992/1987/1987-21.pdf

Citation :
... "Marcel Barbier vit avec Marcelle Gobert, 37 ans, épouse séparée d'Alphonse Vandermeulen, à qui la mort de son mari à rapporté les 4,8 millions prévus par l'assurance groupe de l'entreprise en cas de mort violente d'un de ses employés. ...

Est-ce un fait vérifié ?

Marcelle Gobert a t elle un lien de parenté avec Lub Gobert, nom présent dans les carnets de Willy Acke ?
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Hoho



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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   Mer 23 Aoû 2017 - 12:00

Cette histoire d'assurance vie semble apparaitre uniquement sur le lien ci-dessus et dans le livre de Walter de Bock R. Haquin

Qui en sait plus ?
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MessageSujet: Re: Le double meutre de la rue de la Pastorale   

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